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Droit

Colonies israéliennes : l’ONU ajoute 61 entreprises à sa liste et en retire cinq

ONU : Droits humains · mis à jour 25 sept.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié vendredi une nouvelle mise à jour de sa base de données recensant les entreprises impliquées dans certaines activités liées aux colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé. Au total, 214 entreprises issues de 11 pays figurent désormais sur cette liste..

Base de données ONU

L’Organisation des Nations unies (ONU) a publié une mise à jour de sa base de données sur les entreprises impliquées dans les colonies israéliennes, actualisée pour la quatrième fois depuis 2020. Cette base, créée à la demande du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, recense les entreprises dont les activités pourraient contribuer à des violations du droit à l’autodétermination des populations palestiniennes. Les secteurs concernés incluent l’agriculture, l’énergie, l’hôtellerie ou encore la gestion des déchets. En 2026, 61 nouvelles entreprises ont été ajoutées, tandis que cinq en ont été retirées car elles ne remplissaient plus les critères. Le processus d’évaluation repose sur des Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, qui distinguent trois niveaux d’implication : causalité, contribution ou lien direct avec les atteintes aux droits humains.

Évaluation des entreprises

Pour établir cette liste, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a reçu 596 signalements en 2024 via un appel public. Parmi ces entreprises, 215 avaient déjà été examinées lors de la précédente mise à jour en 2025. En 2026, 126 nouvelles entreprises ont été analysées, dont 61 ont été ajoutées à la liste et cinq en ont été retirées car elles ne participaient plus aux activités incriminées. L’évaluation se concentre sur le droit à l’autodétermination, un principe fondamental du droit international qui garantit aux peuples le libre choix de leur statut politique et de leur développement économique. Sur les 214 entreprises recensées, 200 ont été jugées comme contribuant aux violations de ce droit, et 14 comme étant directement liées à ces atteintes. Aucun cas de causalité n’a été identifié, ce qui signifie qu’aucune entreprise n’a été considérée comme responsable à elle seule des violations.

Responsabilités des entreprises

Le rapport de l’ONU souligne que les entreprises doivent respecter les normes internationales en matière de droits humains, notamment les Principes directeurs des Nations unies. Ces principes obligent les entreprises à mener une diligence raisonnable pour identifier et éviter tout lien avec des violations des droits humains. Elles doivent aussi prendre des mesures pour réparer les dommages causés. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a rappelé que cette liste sert d’avertissement : les entreprises ne peuvent ignorer leur responsabilité dans ce domaine. Le rapport insiste également sur le rôle des États, qui doivent mettre en place des mécanismes judiciaires, administratifs ou législatifs pour permettre aux victimes d’obtenir réparation, conformément au droit international.

Ce que ça pourrait changer

Cette mise à jour de 2026 se limite à l’examen des impacts sur le **droit à l’autodétermination**, sans aborder d’autres droits humains potentiellement concernés. Le processus d’évaluation est toujours en cours pour les entreprises dont l’analyse n’a pas pu être finalisée à temps. Le rapport rappelle que les entreprises concernées sont désormais sous surveillance, mais il ne prévoit pas de sanctions automatiques. L’objectif est d’encourager une prise de conscience et des actions correctives, tout en offrant aux victimes un accès à des recours. Cette approche s’inscrit dans une logique de transparence et de responsabilité progressive, sans préjuger des décisions futures des États ou des instances judiciaires.

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