Plus de 1300 personnes manquent à l’appel au Népal et au Tibet après les inondations
Les données publiées mercredi faisaient état de 24 Canadiens portés disparus..
Un effondrement de glacier survenu le 26 août 2026 dans la région himalayenne, à la frontière entre le Népal et le Tibet, a provoqué une crue soudaine dévastatrice. Initialement signalé comme un séisme de magnitude 4,4 par l’USGS (United States Geological Survey, un organisme américain étudiant les tremblements de terre), l’événement a été réévalué comme un effondrement glaciaire de magnitude 5,2. Cet effondrement a libéré un torrent de boue et de débris qui a balayé des villages et des infrastructures. Les experts du Centre international pour le développement intégré des montagnes à Katmandou ont confirmé que cette avalanche glaciaire était bien à l’origine de la catastrophe. Les glaciers himalayens, de plus en plus instables en raison du réchauffement climatique, fondent plus rapidement : leur taux de perte de glace a doublé depuis 2000 dans la région de l’Hindu Kush-Himalaya.
La catastrophe a causé au moins 353 morts et plus de 1300 disparus, dont 24 Canadiens, selon les autorités népalaises. Au Népal, on dénombre 270 morts et 826 disparus, tandis qu’au Tibet, les chiffres s’élèvent à 3 morts et 558 disparus. Parmi les disparus, 517 étaient des étrangers, principalement indiens (178) et américains (plus de 60). Des images prises par drone ont révélé des villages entièrement détruits, comme Soley à Nuwakot, où 25 habitations ont été rayées de la carte. Les dégâts incluent la destruction de dizaines de ponts, 40 kilomètres de routes endommagés et des bâtiments ensevelis sous une boue épaisse de plus d’1,5 mètre par endroits. Les opérations de recherche sont compliquées par ces infrastructures endommagées et par des risques de glissements de terrain secondaires.
Les équipes de secours, incluant l’armée népalaise et la Croix-Rouge népalaise, ont mené des opérations héliportées pour évacuer plus de 100 personnes et secourir des individus bloqués dans des installations hydroélectriques. Huit étrangers ont été évacués par voie aérienne vers Katmandou, la capitale népalaise. Au total, 1200 personnes ont été déplacées depuis trois villages. Les secours ont retrouvé des corps à des centaines de kilomètres en aval, et des dizaines de blessés ont été transportés pour des soins médicaux spécialisés. Au Tibet, les routes menant au poste-frontière de Gyirong ont été endommagées par une coulée de boue, limitant l’accès aux zones sinistrées. Les pluies persistantes aggravent les risques d’effondrements supplémentaires.
Cette catastrophe n’est pas isolée : le système glaciaire himalayen, qui s’étend sur plusieurs pays d’Asie du Sud, est de plus en plus vulnérable en raison du réchauffement climatique. En août 2025, un lac glaciaire au Tibet avait déjà débordé, causant neuf morts. Les glaciers de l’Hindu Kush-Himalaya fondent à un rythme accéléré, avec une perte de glace deux fois plus rapide depuis 2000. Les vallées himalayennes, densément peuplées, sont particulièrement exposées aux inondations, glissements de terrain et phénomènes météorologiques extrêmes. Les experts soulignent que la fonte des glaciers, liée aux activités humaines, aggrave ces risques pour les communautés locales et les infrastructures.
Parmi les disparus, 517 étaient des ressortissants étrangers, dont 178 Indiens et plus de 60 Américains. Le gourou spirituel indien *Sadhguru Jaggi Vasudev* a annoncé que 77 pèlerins de sa fondation, en route vers le mont Kailash (une montagne sacrée), étaient pris au piège. Du côté chinois, près de 100 citoyens étaient portés disparus au Népal, et 260 des disparus au Tibet étaient des étrangers. Ces chiffres illustrent l’attrait touristique de la région, mais aussi la vulnérabilité des visiteurs face aux catastrophes naturelles. Les autorités locales et les organisations humanitaires tentent de localiser ces personnes tout en coordonnant les secours.

