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Géopolitique

Devant les Nations unies, Trump menace d’“anéantir” l’Iran et rejette les appels à contrôler l’IA

Courrier International · mis à jour il y a 22 j

Dans son adresse à l’Assemblée générale de l’ONU, le président des États-Unis a alterné entre l’autosatisfaction et le dénigrement, visant en particulier la Cour pénale internationale. Il a défendu sa ligne mordicus, notamment concernant l’intelligence artificielle, qu’il refuse résolument d’encadrer..

Discours de Trump à l'ONU

Le 22 septembre 2026, Donald Trump, président des États-Unis, a prononcé un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Lors de cette allocution, il a alterné entre des déclarations autosatisfaites sur sa politique étrangère et des attaques contre plusieurs pays ou institutions. Il a notamment menacé l'Iran de l'"anéantir" si ce pays ne changeait pas de comportement, en déclarant qu'il avait une "grande décision à prendre" après les élections de mi-mandat américaines. Trump a également rejeté les appels internationaux à encadrer le développement de l'intelligence artificielle (IA), préférant la qualifier de superintelligence (SI) et affirmant que les États-Unis encourageraient son essor plutôt que de la brider. Enfin, il a critiqué la Cour pénale internationale, la qualifiant d'institution hors de contrôle et appelant les États à la quitter.

Menaces contre l'Iran

Donald Trump a évoqué la possibilité d'un accord avec l'Iran, mais a clairement indiqué qu'il était prêt à une action militaire radicale. Il a déclaré qu'il pourrait choisir entre signer un accord ou anéantir la République islamique, une expression forte qui signifie ici la destruction totale de ses capacités militaires et politiques. Cette rhétorique a été qualifiée de troublante par des médias comme The New York Times, car elle émane d'un chef d'État s'exprimant depuis la tribune des Nations unies, une enceinte dédiée au dialogue international. Trump a précisé que cette décision serait prise après les élections de mi-mandat américaines, prévues en 2026, et a reconnu que l'Iran suivait attentivement ces scrutins. L'Iran est une république islamique depuis la révolution de 1979 et est régulièrement au cœur de tensions géopolitiques, notamment en raison de son programme nucléaire et de son rôle dans la région.

Critique de la Cour pénale internationale

Lors de son discours, Donald Trump a vivement critiqué la Cour pénale internationale (CPI), une institution judiciaire internationale basée à La Haye, aux Pays-Bas. Créée en 2002, la CPI a pour mission de juger les crimes les plus graves, comme les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité ou le génocide. Trump a qualifié cette cour d'institution hors de contrôle et a appelé tous les États à la quitter, une position qu'il défend depuis plusieurs années. Cette critique s'inscrit dans une stratégie plus large de rejet des institutions multilatérales par l'administration Trump, qui privilégie une approche America First, c'est-à-dire une politique étrangère centrée sur les intérêts américains, même au détriment de la coopération internationale.

Rejet du contrôle de l'IA

Donald Trump a fermement rejeté les appels à un encadrement international du développement de l'intelligence artificielle (IA), une technologie en pleine expansion qui soulève des questions éthiques, économiques et sécuritaires. Il a proposé de remplacer le terme intelligence artificielle par superintelligence (SI), arguant que cela sonne beaucoup mieux. Trump a affirmé que les États-Unis ne participeraient à aucune machinerie mondialiste pour contrôler cette technologie et qu'ils l'encourageraient plutôt. Cette position contraste avec les inquiétudes exprimées par de nombreux experts et dirigeants, qui craignent que l'IA ne devienne incontrôlable ou ne soit utilisée à des fins malveillantes. L'IA désigne des systèmes capables d'imiter des comportements humains, comme le traitement du langage ou la prise de décision automatisée.

Accord avec le Groenland

Malgré ses critiques envers les institutions internationales, Donald Trump a signé un accord de sécurité avec le Groenland et le Danemark lors de son discours à l'ONU. Cet accord prévoit la construction de deux grandes bases militaires américaines au Groenland, une île autonome danoise située dans l'Arctique. Cette région est stratégique en raison de sa position géographique et de ses ressources naturelles, notamment les hydrocarbures. Le Groenland, bien que autonome, reste sous souveraineté danoise, et cette coopération militaire s'inscrit dans une volonté américaine de renforcer sa présence dans l'Arctique, une zone de plus en plus disputée en raison du réchauffement climatique et de la fonte des glaces. Jens-Frederik Nielsen, chef du gouvernement groenlandais, et Mette Frederiksen, Première ministre danoise, ont participé à cet accord.

Ce que ça pourrait changer

Les déclarations de Donald Trump ont suscité des réactions contrastées sur la scène internationale. *The New York Times* a souligné le caractère *troublant* de ses menaces envers l'Iran, tandis que *The Wall Street Journal* a analysé son discours comme une défense de ses choix politiques, présentés comme *difficiles mais nécessaires*. Trump s'est présenté comme un *homme d'action* ayant *fait la paix* dans plusieurs régions du monde, comme la bande de Gaza ou l'Ukraine, bien que ces affirmations soient contestées par de nombreux observateurs. Son discours a également mis en lumière les limites de ses initiatives, notamment en ce qui concerne ses promesses de paix, et a testé son image de *faiseur de paix*. Enfin, ses attaques contre des institutions comme la CPI ou ses positions sur l'IA ont été perçues comme une continuation de sa politique de rejet du multilatéralisme.

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