NapseflowNapseflow
Géopolitique

Le CIO fait “un pas important” vers le retour des athlètes russes aux Jeux olympiques

Courrier International · mis à jour il y a 29 j

Mardi 7 juillet, le Comité olympique international a provisoirement levé la suspension du Comité olympique russe, une décision que le quotidien pro-Kremlin “Izvestia” présente comme “un pas important” vers le retour des athlètes russes sur l’échiquier sportif mondial. Mais le titre relève surtout le flou de cette réintégration russe restant très encadré..

Décision du CIO

Le Comité international olympique (CIO) a pris une décision importante le 7 juillet 2026 en levant temporairement la suspension du Comité olympique russe (COR), imposée en octobre 2023. Cette suspension était liée à l’intégration par la Russie des structures sportives des territoires ukrainiens annexés. Le CIO précise que la décision finale concernant le retour des athlètes russes aux compétitions internationales reviendra aux fédérations internationales de chaque sport. Le CIO réaffirme condamner l’invasion de l’Ukraine mais se réserve le droit d’agir si la situation évolue. Cette mesure marque un assouplissement des sanctions, bien que certaines restrictions restent en vigueur.

Fin des restrictions

Avec cette décision, le CIO met fin à plusieurs restrictions imposées aux athlètes russes depuis 2022. Notamment, les sportifs ne seront plus obligés de concourir sous un statut neutre et à titre individuel, comme c’était le cas après l’offensive russe en Ukraine en février 2022 et les mesures supplémentaires de mars 2023. Le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtiariov, et le dirigeant du COR soulignent que cette décision met également un terme aux vérifications de neutralité des athlètes. Cependant, le CIO maintient l’exclusion des responsables politiques russes de ses réunions. Cette levée partielle des sanctions est perçue comme une avancée par les médias russes.

Réactions contrastées

Les réactions en Russie sont partagées. Certains, comme l’ancienne skieuse de fond Elena Välbe, y voient des bons signaux, tandis que d’autres, comme l’ancien boxeur et député Nikolaï Valuev, estiment qu’il est trop tôt pour sortir les drapeaux. Les médias russes adoptent une tonalité similaire, oscillant entre satisfaction et prudence. Par exemple, le journal Kommersant parle d’une victoire extrêmement importante, tandis que Sport-Express anticipe déjà le retour des athlètes russes sous leur propre drapeau lors des Jeux olympiques de la jeunesse au Sénégal, prévus le 31 octobre 2026.

Situation inégale par sport

L’assouplissement des sanctions ne s’applique pas uniformément à tous les sports. Certaines fédérations internationales, comme celles de la gymnastique, des sports nautiques, de la lutte, du judo ou du taekwondo, ont déjà rouvert largement leurs portes aux athlètes russes. En revanche, d’autres fédérations, comme celles de l’athlétisme, du biathlon, du hockey ou du football, maintiennent un blocage total. Cette disparité reflète la complexité des décisions prises par le CIO et les fédérations, qui doivent concilier retour des athlètes et respect des règles sportives internationales.

Ce que ça pourrait changer

Malgré cette avancée, plusieurs incertitudes subsistent. Le CIO n’a pas encore tranché sur le retour du **drapeau** et de l’**hymne** russes aux Jeux olympiques, ni sur l’organisation de compétitions internationales en Russie. De plus, l’exclusion des responsables politiques russes des réunions du CIO reste en vigueur. Ces points non résolus montrent que le processus de réintégration des athlètes russes est encore en cours et dépendra des décisions futures du CIO et des fédérations internationales. La prudence reste donc de mise.

Sujets complémentaires