Quatre étudiants suisses ont recouvert 200 m² d'un glacier alpin de laine de mouton - trois mois plus tard, sa fonte avait ralenti de plus de 50 %
De la laine de mouton biodégradable, posée sur un glacier des Alpes suisses pendant tout l'été 2026, aurait freiné la fonte des glaces aussi efficacement que les couvertures en plastique utilisées depuis vingt ans..
Quatre étudiants suisses ont mené une expérience originale sur un glacier alpin en recouvrant une surface de 200 mètres carrés avec de la laine de mouton. Cette initiative, menée dans le cadre d’un projet scientifique, visait à évaluer l’impact d’un matériau naturel et isolant sur la fonte des glaces. La laine de mouton, connue pour ses propriétés isolantes, a été choisie pour sa capacité à protéger le glacier des variations de température et du rayonnement solaire. L’expérience s’est déroulée sur une période de trois mois, durant laquelle les étudiants ont observé les effets de cette couverture sur la vitesse de fonte du glacier.
Après trois mois, les résultats ont révélé une réduction de plus de 50 % de la fonte du glacier recouvert de laine de mouton par rapport à une zone non protégée. Cette différence significative suggère que la laine agit comme une barrière efficace contre la chaleur et la lumière, limitant ainsi la fonte des glaces. Les étudiants ont mesuré une perte de volume de glace bien moindre dans la zone expérimentale, confirmant l’hypothèse selon laquelle des matériaux naturels pourraient offrir une solution temporaire pour ralentir la disparition des glaciers. Cette expérience s’inscrit dans un contexte où les glaciers alpins reculent rapidement en raison du réchauffement climatique.
Les glaciers alpins sont particulièrement vulnérables au changement climatique, avec une fonte accélérée observée depuis plusieurs décennies. En Suisse, par exemple, les glaciers ont perdu près de 10 % de leur volume entre 2020 et 2025, selon des études récentes. Cette disparition progressive menace les écosystèmes locaux, les ressources en eau douce et les activités touristiques dépendantes de ces paysages. Les scientifiques alertent sur les conséquences à long terme, notamment la réduction des réserves d’eau potable et l’impact sur la biodiversité. Le projet des étudiants suisses s’inscrit dans une démarche de recherche de solutions innovantes pour atténuer ces effets.
La laine de mouton, souvent considérée comme un déchet agricole, pourrait trouver une nouvelle utilité grâce à cette expérience. Ses propriétés isolantes, liées à la structure creuse de ses fibres, en font un matériau adapté pour protéger les surfaces glacées. Contrairement aux bâches synthétiques ou aux produits chimiques, la laine est biodégradable et ne laisse pas de résidus polluants. Les étudiants ont souligné que cette solution pourrait être déployée à plus grande échelle, notamment dans les zones critiques où la fonte des glaciers est la plus rapide. Cependant, des questions persistent sur sa durabilité et son efficacité à long terme.
Bien que les résultats soient prometteurs, les étudiants et les scientifiques soulignent que cette solution ne constitue qu’une mesure temporaire et locale. La laine de mouton ne peut pas remplacer les actions globales nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre. De plus, des études supplémentaires sont requises pour évaluer l’impact environnemental de cette méthode, notamment en termes de consommation de ressources pour produire la laine. Les chercheurs envisagent d’étendre l’expérience à d’autres glaciers et de tester d’autres matériaux naturels pour comparer leur efficacité.

