Le reboot Netflix de Narnia par la réalisatrice de Barbie déjà jugé woke par les fans
Alors que le public espérait désespérément retrouver la magie féerique et l'innocence des premiers films des années 2000, Greta Gerwig vient d'asséner le coup de grâce à la franchise pour de nombreux fans..
Greta Gerwig, réalisatrice connue pour Barbie, prépare un reboot de la saga Le Monde de Narnia pour Netflix. Contrairement aux films des années 2000 produits par Walden Media, son adaptation de Le Neveu du magicien (le premier tome chronologique de la saga) se veut radicalement différente. Gerwig décrit son projet comme un « opéra rock » inspiré par le rock britannique des années 1960–1970, avec des artistes comme David Bowie ou les Beatles. L’intrigue n’est plus située au début du XXe siècle, mais dans le Londres de l’après-Seconde Guerre mondiale (années 1950). Le film sortira en salles, notamment en format IMAX, le 12 février 2027, avant d’être disponible sur Netflix le 2 avril 2027. Cette annonce a surpris les fans, habitués à une ambiance plus féerique et solennelle.
Greta Gerwig justifie ses choix par une interprétation originale de l’œuvre de C.S. Lewis, l’auteur britannique à l’origine de Narnia. Elle explique que Narnia est, dans les livres, « littéralement un monde fait de musique » chanté par Aslan, le lion emblématique. Pour elle, le rock incarne cette idée de musique omniprésente. Cependant, les puristes dénoncent un contresens, estimant que cette approche s’éloigne de l’esprit chrétien, poétique et contemplatif des romans originaux. Un autre point de friction concerne le casting : Meryl Streep prête sa voix à Aslan, un lion mâle, ce qui a provoqué une vive polémique. Certains y voient une forme de « wokisme », une tendance à modifier les mythes littéraires pour correspondre aux attentes sociétales actuelles, bien que le personnage reste visuellement un lion masculin.
L’annonce du reboot a déclenché une vague de désapprobation sur les réseaux sociaux, notamment sur X (anciennement Twitter). De nombreux fans de la saga, attachés à l’univers des films de 2005 à 2010, expriment leur désespoir et leur incompréhension face à cette réinterprétation. Certains qualifient le projet de « boucherie hollywoodienne » ou de « soupe formatée pour les algorithmes », critiquant l’absence d’identité visuelle cohérente. Des appels au boycott sont lancés, et certains internautes envisagent même de créer leurs propres adaptations fidèles via des intelligences artificielles plutôt que de soutenir le film. Cette réaction illustre une fracture entre les attentes des spectateurs et la vision créative de la réalisatrice.
Ce reboot est produit par **Netflix**, géant du streaming qui mise sur des adaptations audacieuses pour attirer un public large et diversifié. La sortie en **IMAX** avant la diffusion sur la plateforme souligne une stratégie de promotion ciblant à la fois les salles de cinéma et les abonnés. Cependant, le projet soulève des questions sur la fidélité aux œuvres originales, un débat récurrent dans l’industrie du cinéma. Les puristes rappellent que C.S. Lewis, auteur des romans, pourrait être **choqué** par cette réinterprétation, jugée éloignée de l’esprit de ses livres. Malgré les polémiques, l’objectif de Gerwig semble atteint : **faire parler du film**, même si cela passe par une réception majoritairement négative.

