Népal-Tibet : le bilan humain s’alourdit, 30 Canadiens toujours recherchés
Près de 600 personnes auraient perdu la vie et environ 2000 personnes manquent toujours à l’appel..
La catastrophe naturelle survenue à la frontière entre le Népal et la Chine, dans la région de l’Himalaya, a causé la mort de près de 600 personnes selon les derniers décomptes officiels. Environ 2 000 personnes sont toujours portées disparues, ce qui porte le nombre total de victimes et de disparus à environ 2 600. Parmi les disparus, 30 sont des Canadiens ou des résidents permanents du Canada, un chiffre qui pourrait évoluer avec les nouvelles informations. Les autorités locales précisent que la majorité des disparus sont des étrangers ou des touristes, ce qui indique que cette région, prisée pour ses paysages montagneux, a été particulièrement touchée. Les recherches de survivants se poursuivent dans les zones montagneuses, rendues difficiles par les conditions extrêmes et les risques de nouvelles crues.
Face à l’ampleur de la catastrophe, une vaste opération de secours a été déployée dans la région. Selon l’Autorité nationale de gestion des risques de catastrophe du Népal, 3 742 personnes ont déjà été secourues grâce à l’intervention de près de 15 000 intervenants et bénévoles. Malgré ces efforts, la situation reste critique, avec 93 000 personnes affectées par la crise humanitaire, selon la Croix-Rouge. Parmi elles, 17 000 enfants nécessitent une aide d’urgence, tandis que 18 écoles ont été entièrement détruites et 20 autres endommagées. Les infrastructures locales, notamment les routes, sont gravement endommagées, isolant certaines localités qui ne sont plus accessibles que par avion. Les secouristes doivent également composer avec la mousson, qui aggrave les risques de nouvelles inondations en raison des précipitations importantes.
Bien que les causes exactes de la catastrophe ne soient pas encore officiellement confirmées, l’hypothèse principale avancée par le ministère chinois des Affaires étrangères évoque l’effondrement d’un glacier au Népal. Cet effondrement aurait temporairement bloqué un cours d’eau en haute altitude, créant un barrage naturel. Lorsque ce barrage a cédé, il a libéré un torrent de boue et d’eau dévastateur, provoquant des inondations et des glissements de terrain. La situation est encore aggravée par la formation d’un lac de retenue contenant 2,5 millions de mètres cubes d’eau, accumulée par les débris des crues. Ce lac menace désormais de déborder, risquant de provoquer une nouvelle crue destructrice dans les jours à venir.
La catastrophe a un impact majeur sur l’économie locale, notamment sur le tourisme, une industrie vitale pour le Népal. La région touchée est très fréquentée par des randonneurs et des pèlerins, notamment ceux qui se rendent au Tibet. Malo Cordier, un voyageur français présent sur place, souligne que l’industrie touristique, qui représente une source majeure de revenus pour le pays, est gravement affectée. Rishi Basnet, un guide touristique népalais, confirme que cette région est particulièrement prisée pour ses treks et ses sites sacrés. La destruction des infrastructures et les risques persistants pourraient dissuader les visiteurs de revenir dans les mois à venir, aggravant ainsi les conséquences économiques pour le pays.
Plusieurs organisations internationales et locales jouent un rôle clé dans la gestion de cette crise humanitaire. La Croix-Rouge estime que 93 000 personnes ont besoin d’aide urgente, tandis que l’UNICEF rapporte que 17 000 enfants nécessitent une assistance immédiate. Les écoles détruites et endommagées soulignent l’urgence de rétablir un accès à l’éducation pour les enfants affectés. Les autorités locales, soutenues par des bénévoles, continuent d’organiser des opérations de sauvetage, mais les conditions difficiles et les risques de nouvelles catastrophes compliquent leur travail. Affaires mondiales Canada, quant à elle, coordonne les recherches pour les 30 Canadiens disparus, en collaboration avec les autorités népalaises et chinoises.

