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“Se soucier de son âme”, le vibrant appel d’Amélie Nothomb

Philosophie Magazine · mis à jour il y a 13 j

Lors de son passage le 2 septembre 2026 dans l'émission *La Grande Librairie* diffusée sur France 5, l'écrivaine belge Amélie Nothomb a choisi de défendre l'idée de l'âme, un concept qu'elle qualifie elle-même de « désuet ». À travers un texte lu dans le cadre de l'exercice *Droit dans les yeux*, elle a présenté l'âme comme une réalité indépendante de toute religion, la comparant à une « boussole morale ». Cette notion, selon elle, permettrait de se recentrer dans un monde saturé par le bruit numérique et les discours contradictoires. Amélie Nothomb a souligné que l'âme, comme un pneu à gonfler, pourrait aider à saisir les « points de fuite » de l'existence, c'est-à-dire les moments où il est nécessaire de prendre du recul pour mieux avancer.

Amélie Nothomb et l'âme

Lors de son passage le 2 septembre 2026 dans l'émission La Grande Librairie diffusée sur France 5, l'écrivaine belge Amélie Nothomb a choisi de défendre l'idée de l'âme, un concept qu'elle qualifie elle-même de « désuet ». À travers un texte lu dans le cadre de l'exercice Droit dans les yeux, elle a présenté l'âme comme une réalité indépendante de toute religion, la comparant à une « boussole morale ». Cette notion, selon elle, permettrait de se recentrer dans un monde saturé par le bruit numérique et les discours contradictoires. Amélie Nothomb a souligné que l'âme, comme un pneu à gonfler, pourrait aider à saisir les « points de fuite » de l'existence, c'est-à-dire les moments où il est nécessaire de prendre du recul pour mieux avancer.

Réactions et engouement

L'appel d'Amélie Nothomb a suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux, malgré le caractère apparemment anachronique de son sujet. Son discours a touché un public en quête de sens, dans un contexte marqué par l'intelligence artificielle et ce qu'elle nomme la « fin du religieux ». L'écrivaine a elle-même reconnu être un « personnage d'une autre époque », tout en affirmant que l'âme reste une réalité universelle, accessible en dehors de toute affiliation religieuse. Son intervention a été perçue comme un plaidoyer pour une forme de spiritualité laïque, où l'âme jouerait un rôle central dans l'équilibre moral et émotionnel des individus.

L'âme comme boussole

Pour Amélie Nothomb, l'âme n'est pas un concept religieux mais une faculté humaine universelle, comparable à une boussole morale. Cette métaphore illustre sa fonction : guider les choix et les actions en fonction d'un sens profond, comme une aiguille indiquant le nord. Elle rejette l'idée que l'âme soit réservée aux croyants, affirmant qu'elle existe indépendamment des dogmes. Dans son dernier ouvrage, L'Adolescence du perroquet (Albin Michel, 2026), elle développe cette vision en comparant l'âme à un pneu qu'il faut « gonfler » pour éviter qu'il ne se dégonfle sous la pression des sollicitations extérieures. Cette image suggère que l'âme a besoin d'attention et d'entretien pour rester fonctionnelle.

Contexte et enjeux contemporains

L'intervention d'Amélie Nothomb s'inscrit dans un débat plus large sur la place de la spiritualité et du sens dans une société dominée par la technologie et les flux numériques. Elle évoque une compression de l'âme par ces flux, qui l'empêcheraient de « souffler » et de s'exprimer librement. Son appel résonne particulièrement dans un monde où les discours polarisés et les informations en continu peuvent submerger l'individu. En proposant une vision de l'âme comme espace de réflexion et de moralité, elle invite à une forme de résistance contre la déshumanisation, sans pour autant tomber dans le religieux traditionnel.

Ce que ça pourrait changer

Bien que le discours d'Amélie Nothomb ait trouvé un écho, il reste minoritaire dans un paysage culturel où les concepts comme Dieu ou la liberté humaine sont souvent perçus comme abstraits ou invérifiables. Son approche, bien que poétique, soulève des questions sur la manière dont la raison humaine traite ces notions. Elle ne propose pas de preuve tangible de l'existence de l'âme, mais mise sur son intuition et son expérience d'écrivaine pour en défendre l'importance. Son plaidoyer reste donc subjectif, mais il interroge : dans un monde en quête de repères, l'âme peut-elle encore jouer un rôle ?

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