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Les Incas habillaient les lamas avec des glands et peignaient leurs têtes avant de les enterrer vivants, selon une nouvelle étude

Science & Vie · mis à jour il y a 4 j

Au Pérou, des fouilles ont dégagé des lamas incas parés de glands et de peinture rouge. Les animaux, jeunes et ligotés, auraient été enterrés vivants sous le sol d'un enclos..

Découverte archéologique

Une étude récente révèle que les Incas enterraient des lamas vivants après les avoir habillés de vêtements en glands et peints la tête. Cette pratique, documentée par des fouilles archéologiques, remet en question certaines idées reçues sur les rituels incas. Les chercheurs ont découvert des squelettes de lamas dans des sites sacrés, accompagnés d’objets comme des parures en glands, des pigments rouges et des outils de coiffure. Ces éléments suggèrent que ces animaux jouaient un rôle central dans les cérémonies religieuses ou politiques de l’Empire inca, qui s’étendait sur une grande partie de l’Amérique du Sud entre le XIIIe et le XVIe siècle.

Rôle des lamas

Les lamas étaient des animaux essentiels dans la société inca, utilisés pour leur laine, leur viande et comme bêtes de somme. Cependant, cette étude montre qu’ils avaient aussi une fonction symbolique et spirituelle. Les Incas les considéraient probablement comme des intermédiaires entre les humains et les dieux, d’où l’importance des rituels funéraires complexes qui leur étaient réservés. Les vêtements en glands, par exemple, pourraient symboliser une forme de protection ou de bénédiction divine, tandis que la peinture de la tête pourrait indiquer un statut particulier, peut-être celui d’un animal sacré ou sacrificiel.

Méthodes de recherche

Les archéologues ont analysé des squelettes de lamas découverts dans des sites comme Sacsayhuamán, près de Cuzco (Pérou), l’ancienne capitale de l’Empire inca. Les os présentent des traces de pigments rouges, utilisés pour peindre les têtes, ainsi que des résidus de fibres végétales correspondant aux vêtements en glands. Ces découvertes ont été datées entre 1400 et 1530, une période charnière de l’histoire inca, marquée par l’expansion de l’empire et des conflits internes. Les chercheurs ont utilisé des techniques d’analyse chimique pour confirmer la présence de ces matériaux et reconstituer les pratiques rituelles.

Interprétation des rituels

Les Incas enterraient leurs lamas vivants dans des fosses spécialement aménagées, souvent accompagnés d’offrandes comme des poteries ou des objets en métal. Ces pratiques pourraient être liées à des croyances en la réincarnation ou à des demandes de protection pour les récoltes, le climat ou les batailles. La peinture de la tête, par exemple, pourrait représenter une forme de purification ou de consécration de l’animal avant son sacrifice. Ces rituels montrent une organisation sociale et religieuse très structurée, où chaque détail avait une signification précise.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude s’inscrit dans un contexte de redécouverte des pratiques incas, souvent méconnues en raison de la destruction de nombreux sites par les conquistadors espagnols au XVIe siècle. Les Incas, contrairement à d’autres civilisations comme les Aztèques ou les Mayas, n’ont pas laissé d’écrits détaillés, ce qui rend les fouilles archéologiques encore plus cruciales. Les lamas, animaux domestiques, étaient au cœur de leur économie et de leur spiritualité, ce qui explique l’attention particulière portée à leur traitement après la mort.

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