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Généraliste

Aucun candidat à la tête de l’ONU n’a l’appui des cinq membres permanents du Conseil

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 5 h

Les sept candidats à la succession d’António Guterres ont subi un veto lors d'un vote informel au Conseil..

Contexte de l'élection

L'Organisation des Nations unies (ONU) prépare la succession d'António Guterres, secrétaire général depuis près de dix ans, dont le mandat doit s'achever en décembre 2026. Le processus de sélection du prochain secrétaire général repose sur un vote informel des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce conseil comprend cinq membres permanents disposant d'un droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France. Aucun des sept candidats actuels n'a obtenu le soutien unanime de ces cinq puissances, ce qui bloque temporairement le processus. Le dernier sondage, réalisé le 17 octobre 2026, a utilisé des bulletins rouges pour distinguer les votes des membres permanents, une première dans ce type de scrutin secret.

Candidats en tête

Parmi les sept candidats en lice, trois se distinguent : Rebeca Grynspan (Costa Rica), directrice générale du commerce de l'ONU, Rafael Grossi (Argentine), directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, et Carolyn Rodrigues Birkett (Guyane), ambassadrice auprès de l'ONU. Grynspan arrive en tête avec neuf votes favorables, mais aucun des trois n'a obtenu l'appui des cinq membres permanents, comme l'ont confirmé deux diplomates sous anonymat. Les trois principaux candidats ont chacun reçu deux votes rouges, symbolisant un découragement de la part des grandes puissances. Les deux candidates arrivant en queue de peloton sont Maria Fernanda Espinosa (Équateur) et Ivonne A-Baki (Équateur), tandis que deux candidats africains, Olara Otunnu (Ouganda) et Macky Sall (Sénégal), ont chacun reçu dix votes défavorables.

Position des États-Unis

Les États-Unis, représentés par l'ambassadeur Mike Waltz, ont clairement indiqué que l'administration Trump ne considérait aucun des candidats actuels comme idéal. L'administration souhaite une réforme radicale de l'ONU, incluant le retrait des États-Unis de plusieurs agences onusiennes. Malgré ces réserves, les responsables américains n'ont pas exclu de soutenir l'un des candidats déclarés. Waltz a souligné la nécessité d'un leadership fort capable de recentrer l'ONU sur sa mission initiale : la paix et la sécurité internationale. Il a comparé l'ONU à une institution qui, après 80 ans d'existence, a tenté de répondre à trop d'objectifs, et a appelé à une simplification de ses priorités. La position américaine reste en cours d'affinement et sera précisée dans les prochains jours.

Enjeux et traditions

La sélection du secrétaire général de l'ONU suit traditionnellement une rotation géographique. En 2026, c'est au tour de l'Amérique latine de proposer un candidat. Par ailleurs, des pressions existent pour qu'une femme soit choisie, ce qui ferait d'elle la première femme à diriger l'organisation. Les États-Unis ont déclaré qu'ils se réjouiraient si la meilleure candidate était une femme, mais que leur priorité restait de trouver le meilleur candidat, quel que soit son genre. Les ambassadeurs américain et russe ont tous deux laissé entendre qu'aucun candidat actuel ne convenait parfaitement, mais ont exprimé leur confiance dans la possibilité de trouver une solution avant la fin de l'année 2026. Un nouveau sondage informel est prévu pour la semaine suivante.

Ce que ça pourrait changer

Le Conseil de sécurité de l'ONU joue un rôle central dans la sélection du secrétaire général. Composé de 15 membres, dont cinq permanents avec droit de veto, il organise des votes informels pour évaluer les candidats. Ces votes, bien que non contraignants, orientent les négociations. Les bulletins rouges, introduits lors du dernier scrutin, permettent de distinguer les votes des cinq membres permanents, révélant ainsi leurs préférences ou désapprobations. Les résultats de ces sondages restent confidentiels, mais les diplomates interrogés sous anonymat fournissent des indications sur les tendances. L'objectif est de parvenir à un consensus avant la fin de l'année, mais la situation actuelle montre que les divergences entre les grandes puissances persistent.

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