L’arrêt économique de RYAM à Témiscaming repoussée au 3 octobre
Le syndicat UNIFOR se réjouit de cette nouvelle annoncée aux travailleurs jeudi..
L’arrêt économique temporaire de l’usine de pâtes et papiers RYAM à Témiscaming, en Abitibi-Témiscamingue, a été reporté du 15 septembre au 3 octobre 2026. Cette décision signifie que les 400 employés de l’usine continueront de travailler pendant deux semaines supplémentaires. Un arrêt économique temporaire désigne une pause forcée dans la production, souvent due à des difficultés financières ou commerciales, sans pour autant fermer définitivement l’établissement. RYAM, une entreprise américaine spécialisée dans la transformation du bois, avait initialement prévu cet arrêt en raison de tarifs douaniers imposés par les États-Unis, qui rendent ses produits moins compétitifs sur le marché nord-américain. Ces tarifs, également appelés droits de douane, sont des taxes appliquées aux importations pour protéger les industries locales.
Le report de l’arrêt économique est rendu possible grâce à plusieurs commandes reçues par RYAM de la part de clients canadiens. Ces commandes permettent de maintenir temporairement l’activité de l’usine et d’éviter une fermeture immédiate. Le syndicat Unifor, qui représente les travailleurs, a salué cette prolongation, tout en soulignant qu’elle ne garantit pas la pérennité de l’emploi à long terme. Le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier, a indiqué que plusieurs acteurs locaux continuent de chercher des solutions pour assurer l’avenir de l’usine et de ses emplois. À ce stade, il est impossible de tirer des conclusions définitives sur l’avenir de l’établissement, mais cette période supplémentaire offre un répit aux travailleurs et aux parties prenantes.
Témiscaming est une ville *mono-industrielle*, ce qui signifie que son économie repose presque entièrement sur une seule industrie, en l’occurrence celle de RYAM. Une fermeture définitive de l’usine aurait donc des répercussions majeures sur l’emploi et la vitalité économique de la région. Après le 3 octobre, seules les installations de traitement des eaux usées et la chaudière 4 resteront en activité, limitant ainsi les pertes d’emplois immédiates. Cependant, l’incertitude persiste pour les 400 travailleurs concernés, dont les emplois sont menacés par cette situation économique tendue. La direction de RYAM n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur les raisons de ce report ou sur les perspectives futures de l’usine.

