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Généraliste

CBC/Radio-Canada sera exclue de la convention républicaine de mi-mandat

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 h

Le Parti républicain dénonce une décision éditoriale controversée de CBC pour qualifier le 11 Septembre..

Exclusion médiatique

Le Parti républicain américain a retiré l’accréditation médiatique de CBC/Radio-Canada pour sa convention nationale de septembre 2026, qui se tiendra à Dallas, au Texas, les 9 et 10 septembre. Cette décision fait suite à une directive interne de CBC concernant l’utilisation du terme terrorisme pour qualifier les attentats du 11 septembre 2001. Les journalistes francophones de Radio-Canada seront donc exclus de cet événement politique majeur, organisé en vue des élections de mi-mandat aux États-Unis. CBC et Radio-Canada ont exprimé leur déception et espèrent une révision de cette mesure. Ni la Maison-Blanche ni le Parti républicain n’ont répondu aux demandes de commentaires de CBC sur cette révocation.

Directive interne contestée

Une note interne de CBC, révélée par un chroniqueur du Toronto Sun, a provoqué une polémique en suggérant aux journalistes de ne pas qualifier les attentats du 11 septembre 2001 d’actes terroristes, sauf si cette qualification était attribuée à une source externe. Cette directive s’inscrivait dans une politique plus large de CBC visant à éviter les jugements hâtifs dans les reportages. Cependant, la fuite de ce document a été interprétée comme une minimisation des attentats, déclenchant une vive réaction aux États-Unis et au Canada. Basem Boshra, directeur des normes journalistiques de CBC, a clarifié que cette politique ne remettait pas en cause la qualification des attentats comme actes terroristes, mais visait à éviter les interprétations subjectives.

Réactions politiques

La directive de CBC a suscité des réactions politiques aux États-Unis et au Canada. Le ministre canadien de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a réaffirmé que le gouvernement canadien considérait le 11 septembre comme l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire. Le ministre de la Culture, Marc Miller, a qualifié la directive initiale de recommandation pédante et absurde, saluant le retour en arrière de CBC. À l’inverse, Pierre Poilievre, chef du Parti conservateur canadien, a dénoncé une déformation de l’histoire, estimant que cela portait atteinte à la mémoire des victimes. Aux États-Unis, des élus républicains et des responsables comme Kash Patel, directeur du FBI, ont critiqué CBC, exigeant une condamnation publique de cette interprétation.

Contexte historique

Les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué l’histoire des États-Unis et du monde. Quatre avions de ligne ont été détournés par 19 terroristes membres du réseau Al-Qaïda, causant la mort de près de 3 000 personnes. Deux avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center à New York, un troisième a frappé le Pentagone à Washington, et le quatrième s’est écrasé en Pennsylvanie après une tentative de reprise par des passagers. Ces attentats ont conduit à des changements majeurs en matière de sécurité nationale aux États-Unis et dans le monde. La convention républicaine de 2026, où CBC/Radio-Canada est désormais exclue, se tiendra à l’approche du 25e anniversaire de ces événements.

Ce que ça pourrait changer

Face à la polémique, CBC a publié une mise au point deux jours après la révélation de la note interne, clarifiant que ses journalistes n’avaient jamais remis en cause la qualification des attentats du 11 septembre comme actes terroristes. L’entreprise a annoncé une modification de ses directives linguistiques pour préciser que les événements historiques comme le 11 septembre pouvaient être qualifiés de terrorisme sans nécessiter une attribution externe. Cette rétractation a été saluée par le gouvernement canadien, mais n’a pas suffi à apaiser les tensions avec le Parti républicain américain, qui maintient son exclusion de CBC/Radio-Canada pour la convention de septembre 2026.

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