Paul St-Pierre Plamondon lance un autre appel à élire un gouvernement majoritaire «fort et stable»
Dans une tournée d’entrevues radiophoniques, le chef péquiste a dit vouloir éviter un gouvernement minoritaire..
À quatre jours du scrutin des élections québécoises de 2026, Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a lancé un appel aux électeurs pour qu’ils lui accordent une majorité de sièges à l’Assemblée nationale. Il souhaite ainsi former un gouvernement majoritaire, qualifié de « fort et stable », plutôt qu’un gouvernement minoritaire. Ce type de gouvernement, où un seul parti détient plus de 50 % des sièges, lui permettrait de mettre en œuvre ses projets sans dépendre des autres formations politiques. À l’inverse, un gouvernement minoritaire, où aucun parti n’a la majorité absolue, peut être moins efficace car il doit négocier constamment avec ses opposants pour faire adopter ses lois, ce qui peut ralentir ou bloquer des réformes.
Paul St-Pierre Plamondon a exprimé sa crainte de se retrouver à la tête d’un gouvernement minoritaire, qu’il juge moins durable et moins efficace. Selon lui, un tel gouvernement pourrait être contraint de retourner aux urnes rapidement, parfois après seulement 12 à 18 mois. Cela signifie que les électeurs devraient revoter plus tôt que prévu, sans avoir eu le temps de voir les promesses du gouvernement mises en œuvre. Le chef péquiste a souligné que cette situation limite la capacité d’un gouvernement à agir, car il doit constamment chercher des compromis avec d’autres partis pour faire passer ses lois. Pour éviter ce scénario, il insiste sur la nécessité d’élire une majorité de candidats péquistes.
Paul St-Pierre Plamondon a réitéré sa promesse d’organiser un référendum sur l’indépendance du Québec au cours de son premier mandat, s’il est élu. Il a invité les électeurs à ne pas craindre cette perspective, en reprenant une phrase célèbre de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau : « N’ayez pas peur d’une consultation populaire ». Le chef péquiste a précisé que ce référendum n’est pas une menace, mais une étape démocratique pour trancher une question fondamentale. Il a également rappelé que cette promesse ne sera pas mise en œuvre tant que Donald Trump sera président des États-Unis, selon une déclaration antérieure du PQ.
Pour maximiser ses chances de remporter une majorité, Paul St-Pierre Plamondon s’est rendu jeudi dans deux circonscriptions clés du Québec : Nicolet-Bécancour et Arthabaska-L’Érable. Ces régions sont des zones de forte compétition entre le Parti québécois et le Parti conservateur du Québec (PCQ), un parti récemment créé qui concurrence le PQ sur ses thèmes traditionnels. En se déplaçant dans ces circonscriptions, le chef péquiste cherche à mobiliser ses électeurs et à convaincre les indécis de voter pour son parti. Cette stratégie s’inscrit dans une campagne électorale qui en est à son 36e jour, avec un scrutin prévu dans quatre jours.
Les élections québécoises de 2026 se déroulent dans un contexte politique marqué par une forte compétition entre plusieurs partis. Le Parti québécois, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, est l’un des principaux acteurs de cette élection, aux côtés du Parti libéral du Québec (PLQ), de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du Parti conservateur du Québec (PCQ). Le PQ, parti souverainiste historique, mise sur son projet d’indépendance du Québec pour séduire les électeurs. La campagne électorale, qui a débuté le 27 août, est suivie de près par les médias et les citoyens, avec des enjeux majeurs comme l’économie, l’environnement et la souveraineté.

