Un nouveau thème à aborder lors de la visite médicale de mi-carrière
Une loi du 27 juillet 2026 a ajouté un 4ème thème au contenu de la visite médicale de mi-carrière..
Depuis le 31 mars 2022, la visite médicale de mi-carrière est obligatoire pour les salariés durant l’année de leurs 45 ans. Cette visite, instaurée par la loi santé au travail du 2 août 2021, permet d’évaluer l’adéquation entre le poste de travail et l’état de santé du salarié. Une loi du 27 juillet 2026 a ajouté un quatrième thème à cette visite. Ce nouvel examen vise à approfondir l’analyse des risques liés à l’emploi et aux conditions de travail, en intégrant des aspects spécifiques comme l’exposition à des facteurs de risque professionnels ou les évolutions des capacités physiques et mentales avec l’âge. L’objectif est de prévenir la désinsertion professionnelle, c’est-à-dire la difficulté à maintenir un emploi en raison de problèmes de santé ou de conditions de travail inadaptées.
La visite médicale de mi-carrière a trois objectifs principaux. D’abord, elle établit un état des lieux précis de la correspondance entre le poste occupé et l’état de santé actuel du salarié. Cela inclut l’analyse des expositions à des facteurs de risque professionnels, comme le bruit, les produits chimiques ou les postures pénibles, qui peuvent avoir un impact sur la santé à long terme. Ensuite, elle évalue les risques de désinsertion professionnelle, en tenant compte de l’évolution des capacités du travailleur au fil de sa carrière, de son âge et de son état de santé général. Enfin, elle sensibilise le salarié aux enjeux du vieillissement au travail, en l’informant sur les adaptations possibles de son poste ou de ses conditions de travail pour préserver sa santé et son employabilité.
La visite médicale de mi-carrière a été rendue obligatoire par la loi santé au travail du 2 août 2021, avec une application effective à partir du 31 mars 2022. Cette loi s’inscrit dans une démarche plus large de protection de la santé des travailleurs, en particulier pour les salariés approchant de la quarantaine et demie, une période où les effets du vieillissement commencent souvent à se faire sentir. La loi du 27 juillet 2026 a enrichi le contenu de cette visite en ajoutant un quatrième thème, sans préciser lequel dans l’article. Cette évolution reflète une volonté de mieux adapter les conditions de travail aux besoins des salariés vieillissants et de prévenir les risques liés à l’emploi sur le long terme.
Plusieurs acteurs sont impliqués dans la mise en œuvre de la visite médicale de mi-carrière. Le salarié est le principal concerné, car c’est lui qui doit se soumettre à cet examen obligatoire. L’employeur a la responsabilité de veiller à ce que ses salariés bénéficient de cette visite et de prendre en compte ses conclusions pour adapter, si nécessaire, les conditions de travail. Le médecin du travail joue un rôle central : il réalise l’examen, évalue les risques et propose des recommandations pour préserver la santé et l’emploi du salarié. Enfin, les institutions publiques, comme le ministère du Travail, encadrent cette visite par des textes législatifs et réglementaires pour garantir son application uniforme sur l’ensemble du territoire.

