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Généraliste

Une patiente en évaluation au CHUM pour des symptômes d’Ebola

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 13 j

La patiente est en isolement et un protocole a été mis en place pour éviter la contamination, précise le CHUM..

Évaluation Ebola au CHUM

Une patiente est actuellement en évaluation au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) pour des symptômes pouvant évoquer la maladie à virus Ebola. Cette femme a été isolée dès son arrivée à l’hôpital afin d’éviter tout risque de contamination. Les ambulances sont temporairement déroutées de l’urgence pour limiter les contacts avec d’autres patients. La porte-parole du CHUM, Ellen Caracas, a confirmé ces mesures sans fournir de détails supplémentaires, précisant qu’un protocole sanitaire strict avait été activé. Aucune information n’est divulguée avant la fin de l’évaluation par les spécialistes. Le CHUM est un établissement hospitalier public situé à Montréal, au Québec, reconnu pour ses soins spécialisés et ses recherches médicales.

Contexte épidémique en RDC

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) s’aggrave, avec plus de 8 000 cas confirmés ou probables enregistrés à ce jour, selon les dernières données du ministère de la Santé congolais. Cette maladie, causée par le virus Ebola, est extrêmement contagieuse et mortelle dans 50 à 90 % des cas, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Elle se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou d’un animal contaminé. Les symptômes apparaissent entre 2 et 21 jours après l’exposition et incluent fièvre, fatigue intense, douleurs musculaires, maux de tête et saignements internes ou externes dans les cas graves. La RDC est l’un des pays les plus touchés par cette épidémie, qui dure depuis plusieurs années.

Mesures canadiennes contre Ebola

Le Canada a prolongé de 60 jours ses restrictions liées à l’épidémie d’Ebola, interdisant notamment l’entrée sur son territoire aux voyageurs étrangers ayant séjourné en RDC au cours des 21 jours précédents. Cette mesure vise à réduire le risque d’introduction du virus sur le sol canadien. Selon le gouvernement du Québec, mis à jour le 21 septembre, aucun cas d’Ebola n’a été signalé au Québec ni ailleurs au Canada à ce jour. Les autorités estiment que la probabilité d’une contamination par un voyageur contagieux reste faible, mais des protocoles de surveillance et d’isolement sont maintenus pour éviter toute propagation. Ces restrictions s’ajoutent à celles déjà en place depuis juillet 2019.

Symptômes et transmission d’Ebola

Les premiers symptômes de la maladie à virus Ebola peuvent ressembler à ceux d’une grippe sévère, comme la fièvre, les frissons, les maux de tête, la fatigue ou des douleurs musculaires. Ces signes apparaissent généralement entre 2 et 21 jours après l’exposition au virus. La maladie se transmet par contact direct avec le sang, les vomissements, les selles ou d’autres fluides corporels d’une personne infectée, vivante ou décédée. Elle peut aussi se propager via des surfaces ou des objets contaminés. Il n’existe pas de traitement spécifique contre Ebola, mais des soins de soutien, comme l’hydratation et le traitement des symptômes, améliorent les chances de survie. La prévention repose sur des mesures d’hygiène strictes et l’isolement des patients.

Ce que ça pourrait changer

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment invité les pays à lever les restrictions de voyage imposées aux zones touchées par l’*Ebola*, estimant que ces mesures pourraient nuire à la lutte contre l’épidémie en décourageant les populations locales de signaler les cas. De son côté, la diaspora congolaise à Calgary, au Canada, a exprimé son mécontentement face aux restrictions frontalières, qui compliquent les déplacements et les échanges familiaux. Ces restrictions, mises en place par Ottawa, visent à protéger le Canada d’une éventuelle introduction du virus, mais elles suscitent des tensions parmi les communautés concernées.

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