Ces règles de vie très françaises que j’ai adoptées après avoir vécu à Paris
Prendre un café à emporter ou sortir en jogging : à Paris, pour les non-initiés, les faux pas sont vite arrivés ! Pour le quotidien de Melbourne “The Age”, cette actrice australienne, qui a vécu pendant deux ans dans la capitale française, livre ses conseils pour éviter “l’insondable mépris” des Parisiens, tout en louant un mode de vie auquel elle a fini par prendre goût..
Une actrice australienne s’installe à Paris il y a deux ans et demi, sans emploi, sans logement et avec des compétences limitées en français. Elle découvre rapidement que certaines habitudes locales, comme le fait de boire un café en marchant ou de porter un jogging en public, peuvent être mal perçues. Pour s’intégrer, elle adopte progressivement des règles de vie typiquement parisiennes, tout en soulignant l’importance de comprendre ces codes pour éviter le mépris des habitants. Son expérience illustre les défis culturels rencontrés par les étrangers s’installant dans une grande ville comme Paris.
En France, et particulièrement à Paris, il est considéré comme impoli de boire un café en marchant. Contrairement aux pratiques courantes en Australie ou aux États-Unis, où les gourdes et gobelets réutilisables sont fréquents, les Français privilégient l’usage de tasses ou de verres dans les cafés. Les marques comme Frank Green ou Stanley, populaires dans les pays anglophones, y sont rarement mentionnées. Les Parisiens, bien que souvent pressés, prennent toujours le temps de s’asseoir ou de s’appuyer au comptoir pour savourer leur café, ne serait-ce que quelques minutes. Cette habitude reflète une valorisation du moment présent et du rituel social autour du café.
Porter un jogging en dehors des activités sportives est mal vu à Paris. Cette tenue, courante dans les pays anglophones pour des usages décontractés, est perçue comme négligée ou peu soignée en France. L’auteure de l’article relate avoir commis cette erreur en servant un client, ce qui a pu choquer son entourage. Cette règle illustre l’importance accordée à l’apparence et à la présentation de soi dans la culture parisienne, où les vêtements reflètent souvent le respect des codes sociaux.
L’auteure souligne que son français scolaire s’est révélé insuffisant pour vivre à Paris. Elle a dû améliorer ses compétences linguistiques pour communiquer efficacement, notamment dans des contextes professionnels comme les petits boulots de serveuse ou les cours à l’université. Cette expérience met en lumière les difficultés rencontrées par les étrangers pour s’intégrer linguistiquement dans un pays francophone, où la maîtrise de la langue est souvent un critère d’acceptation sociale.
Pour subvenir à ses besoins, l’auteure a enchaîné plusieurs emplois précaires : serveuse, jeune fille au pair pour des enfants trilingues, et cours à l’université. Ces expériences lui ont permis de découvrir les réalités du marché du travail parisien et de s’immerger dans la vie locale. Elle décrit ces jobs comme des étapes nécessaires pour trouver sa place dans la capitale française, tout en soulignant leur caractère parfois exigeant et peu rémunérateur.
Après deux ans de vie à Paris, l’auteure a adopté plusieurs habitudes typiquement françaises, qu’elle juge désormais positives. Ces règles de vie, comme boire son café assis ou éviter le jogging en public, lui ont permis de mieux s’intégrer et d’être perçue différemment par les Parisiens. Elle souligne que ces codes, bien que contraignants au début, contribuent à un mode de vie plus apaisé et respectueux des autres, malgré la réputation de stress associée à la capitale française.

