L’UE autorise le report des contrôles biométriques dans l’espace Schengen
Neuf pays, dont la France, vont pouvoir repousser sine die l’application du très controversé système d’entrée-sortie (EES), qui soumet les voyageurs à des contrôles biométriques dans l’espace Schengen. Explications du “Times”..
L'Union européenne (UE) a autorisé neuf pays, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et la Grèce, à reporter indéfiniment l'application du système d'entrée-sortie (EES). Ce système impose aux voyageurs de l'espace Schengen, y compris les ressortissants de l'UE et les Britanniques, de se soumettre à des contrôles biométriques lors de leurs déplacements. L'EES utilise des scanners pour enregistrer des données comme les empreintes digitales ou les images du visage, afin de renforcer la sécurité aux frontières. Initialement prévu pour avril 2016, son déploiement complet a été retardé en raison de difficultés techniques et logistiques.
En avril 2026, l'UE avait accordé aux pays un délai de grâce de 150 jours pour suspendre temporairement ces contrôles. Cette mesure visait à éviter un chaos dans les transports et les files d'attente aux frontières, notamment en raison de défaillances informatiques et de retards dans la mise en place des infrastructures nécessaires. Les aéroports, ports et compagnies aériennes avaient alerté sur le risque de perturbations majeures si le système était appliqué sans préparation suffisante.
Les compagnies aériennes, les aéroports, les ports et le gouvernement britannique ont exercé une pression importante sur l'UE pour obtenir ce report. Les officiels évoquent la nécessité de garantir la fluidité des frontières, c'est-à-dire éviter les congestions et les retards dans les déplacements. Selon The Times, cette dérogation serait désormais illimitée dans le temps, bien que les raisons exactes de cette décision ne soient pas détaillées dans l'article.
Le déploiement de l'EES rencontre des difficultés majeures. La plupart des scanners biométriques, achetés pour des millions de livres sterling par les aéroports et les ports, restent inutilisés en raison de dysfonctionnements ou de l'absence de préparation des infrastructures. Les données biométriques collectées doivent être transmises à un fichier central, mais ce processus pose des problèmes de compatibilité et de sécurité, retardant leur exploitation effective.
Pour les voyageurs, ce report signifie que les contrôles biométriques ne seront pas appliqués dans l'immédiat, évitant ainsi des files d'attente prolongées aux frontières. Cependant, cette situation pourrait évoluer à l'avenir, notamment avec le déploiement progressif du système. Les Britanniques, bien que non membres de l'UE, sont également concernés par ces règles en raison de leur proximité avec l'espace Schengen. Les compagnies aériennes et les voyageurs devront rester attentifs aux annonces officielles pour anticiper d'éventuels changements.

