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Géopolitique

Interdiction des portables au lycée : cinq articles à lire sur la déconnexion des jeunes

Courrier International · mis à jour il y a 19 j

Les smartphones sont désormais interdits dans les lycées français. Une mesure déjà appliquée dans les écoles et les collèges, mais qui fait débat.

Nouvelle loi en France

À partir du 1er septembre 2026, les téléphones portables sont interdits dans les lycées français. Cette mesure, déjà appliquée depuis 2018 dans les écoles primaires et les collèges, vise à réduire l’exposition des jeunes aux écrans. La loi a été promulguée le 25 août 2026, mais son application immédiate dans les lycées suscite des débats. Le président Emmanuel Macron souhaite également interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une initiative partiellement censurée par le Conseil constitutionnel. Le gouvernement travaille actuellement à une version révisée de ce texte. Les lycées doivent adapter leur règlement intérieur pour appliquer cette interdiction, un processus jugé complexe par certains acteurs éducatifs.

Défis d'application

La mise en œuvre de cette interdiction dans les lycées pose plusieurs difficultés. Les syndicats et certains chefs d’établissement estiment que le respect de la mesure prendra des semaines, voire des mois. Parmi les questions en suspens figurent le stockage des téléphones (dans les sacs à dos ou dans des casiers fermés à clé), les moyens financiers nécessaires pour équiper les établissements, et les sanctions à appliquer en cas de non-respect. Les enseignants devront veiller au respect de la règle, mais l’absence de cadre clair pourrait créer des tensions avec les élèves, notamment les lycéens, presque majeurs et habitués à une autonomie accrue. Par ailleurs, l’interdiction entre en conflit avec l’usage croissant des outils numériques à des fins pédagogiques dans les établissements français.

Réactions des acteurs

Les syndicats d’enseignants critiquent une mesure jugée incohérente, car elle s’oppose à la généralisation des supports numériques dans l’éducation. Certains y voient un motif de conflit entre les équipes pédagogiques et les élèves. À l’inverse, des responsables politiques, comme Emmanuel Macron, défendent cette initiative comme une priorité pour protéger les jeunes des écrans. Les lycées devront trouver un équilibre entre l’application de la loi et le maintien d’un environnement éducatif adapté aux nouvelles technologies. Cette interdiction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à limiter l’impact des écrans sur la santé et la concentration des adolescents.

Expériences internationales

Plusieurs pays ont testé des mesures similaires pour limiter l’usage des écrans chez les jeunes. Au Canada, en 2025, près de 800 écoles ont participé au défi 10 jours sans écrans, où les élèves ont renoncé à tous les écrans (téléphone, tablette, télévision, console). L’expérience a été bien accueillie, sans plainte majeure. En Irlande, à Greystones, les enfants ne peuvent pas avoir de smartphone avant 13 ans, une règle qui a amélioré leur bien-être selon les parents et enseignants. Au Japon, la ville de Toyoake encourage ses habitants à limiter leur temps d’écran à deux heures par jour, une initiative non contraignante mais suivie par de jeunes volontaires. En Belgique, deux adolescents ont choisi de vivre sans smartphone pendant deux mois pour redécouvrir des activités simples. Ces exemples montrent que des alternatives existent pour réduire la dépendance aux écrans.

Ce que ça pourrait changer

En France, certaines initiatives locales complètent la loi nationale. Par exemple, le village de Seine-Port en Seine-et-Marne interdit les smartphones dans les rues depuis mars 2024. Le maire défend cette mesure comme *libératrice*, tandis que certains habitants la jugent *infantilisante*. Cette interdiction vise à encourager les interactions sociales et à réduire la distraction dans l’espace public. D’autres articles de *Courrier international* proposent des conseils pour reprendre le contrôle sur son temps d’écran, comme limiter les notifications ou désactiver les applications chronophages. Ces pistes montrent que la déconnexion peut passer par des actions individuelles ou collectives.

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