Classement : les meilleures villes pour les étudiants étrangers sont en Asie
Quelles sont les villes universitaires les mieux cotées pour les étudiants internationaux ? Le classement 2027 de la firme britannique Quacquarelli Symonds (QS) confirme l’ascendance de la région Asie-Pacifique, en primant Séoul et Tokyo pour la deuxième année consécutive. Même si l’Europe continue d’occuper une place de choix dans le haut du palmarès..
Le classement 2027 de la firme britannique Quacquarelli Symonds (QS) évalue les meilleures villes pour les étudiants étrangers. Cette année, il repose sur six critères principaux : la qualité des universités locales, l’attractivité de la ville, l’intérêt des employeurs pour ses diplômés, le coût de la vie, la diversité de la population étudiante et les retours des étudiants sur leur expérience. L’étude porte sur 150 villes comptant au moins 250 000 habitants et abritant au moins deux universités. Le classement confirme la domination de l’Asie-Pacifique, avec Séoul en tête pour la deuxième année consécutive, suivie de Tokyo et Londres. Melbourne arrive en quatrième position, tandis que Sydney et Munich partagent la cinquième place.
La capitale sud-coréenne, Séoul, obtient la note maximale dans ce classement, selon le Korea JoongAng Daily. Elle devance Tokyo, qui occupe la deuxième place, et Londres, troisième. Ces deux villes asiatiques sont saluées pour leur offre éducative de qualité, leur dynamisme économique et leur capacité à attirer des étudiants internationaux. Le succès de Séoul s’explique notamment par des universités réputées, une vie culturelle riche et des opportunités professionnelles attractives. Tokyo, quant à elle, bénéficie d’un écosystème universitaire solide et d’une forte demande des employeurs locaux pour ses diplômés.
Malgré la montée en puissance de l’Asie, l’Europe conserve une place de choix dans le top 10 du classement. Outre Londres en troisième position, la région compte six autres villes dans ce palmarès : Melbourne (4e), Sydney et Munich (5e), Paris (6e), Berlin (7e), Vienne (8e) et Zurich (10e). Ces villes sont appréciées pour leur qualité de vie, leur diversité culturelle et leur accès à des formations d’excellence. Cependant, certaines métropoles européennes, comme Montréal au Canada, voient leur position reculer en raison d’un coût de la vie plus élevé et d’une baisse du nombre d’étudiants étrangers accueillis.
L’Asie-Pacifique enregistre une croissance marquée dans ce classement, contrastant avec la stagnation ou le recul observé dans d’autres régions. Des villes comme Singapour, Pékin (14e) et Shanghai (21e, en progression de 25 places en deux ans) gagnent en attractivité. Nankin et Guangzhou progressent également, occupant respectivement les 59e et 95e rangs. Cette dynamique s’explique par des investissements massifs dans l’éducation, des frais de scolarité souvent moins élevés qu’en Occident et une forte demande des employeurs locaux pour des diplômés qualifiés. Les villes du Golfe, comme Riyad ou Abou Dhabi, émergent également, tandis que les métropoles canadiennes perdent du terrain.
Bien que Montréal reste la première ville universitaire du Canada et la deuxième en Amérique du Nord derrière Boston, elle recule dans le classement, passant de la 9e place en 2022 à la 20e en 2027. Cette baisse s’explique par deux facteurs principaux : une accessibilité financière réduite, qui pénalise la ville dans l’évaluation de QS, et une baisse du nombre d’étudiants étrangers accueillis après des années de croissance. Malgré ces défis, Montréal conserve des atouts majeurs, comme une offre éducative diversifiée et une vie culturelle vibrante, qui en font une destination prisée pour les études supérieures.
Le classement QS repose sur six indicateurs clés pour évaluer les villes. Le premier est le **classement des universités** locales, mesuré par des palmarès internationaux comme le *QS World University Rankings*. Le deuxième critère est l’**attrait de la ville**, incluant sa qualité de vie, ses infrastructures et son environnement. Le troisième évalue l’**intérêt des employeurs** pour les diplômés des universités locales, reflétant l’adéquation entre les formations proposées et les besoins du marché du travail. Le quatrième critère est l’**abordabilité financière**, qui compare le coût de la vie et les frais de scolarité. Le cinquième mesure la **composition de la population étudiante**, en termes de diversité et d’internationalisation. Enfin, le sixième critère repose sur les **retours des étudiants** sur leur expérience, recueillis via des enquêtes de satisfaction.

