La marche ne suffit pas pour se maintenir en forme, il faut y ajouter une autre activité
Une étude américaine met en lumière que la marche, bien qu'étant l'activité physique la plus répandue aux États-Unis, ne suffit pas pour maintenir une santé optimale. Il est essentiel de l'associer à d'autres exercices pour atteindre les niveaux d'activité recommandés..
Aux États-Unis, la marche est l’activité physique la plus pratiquée par les adultes. Selon les données disponibles, elle représente environ 50 % des activités physiques déclarées par les Américains. Cette popularité s’explique par son accessibilité : elle ne nécessite aucun équipement spécifique, peut être intégrée à la routine quotidienne (par exemple, pour se rendre au travail ou faire des courses) et convient à tous les âges et niveaux de forme physique. Cependant, une étude récente souligne que cette activité, bien que bénéfique pour la santé cardiovasculaire et le bien-être général, ne suffit pas à elle seule pour répondre aux recommandations sanitaires en matière d’exercice physique. Les chercheurs américains précisent que la marche doit être complétée par d’autres types d’activités pour optimiser ses effets sur la santé.
L’étude américaine met en évidence que la marche, même pratiquée régulièrement, ne permet pas d’atteindre les niveaux d’activité physique recommandés pour une santé optimale. Ces recommandations, définies par des organismes comme les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis, suggèrent qu’un adulte devrait cumuler au moins 150 minutes d’activité physique modérée ou 75 minutes d’activité intense par semaine. Or, la marche seule, même si elle est pratiquée quotidiennement, ne couvre généralement pas ces besoins. Par exemple, une personne marchant 30 minutes par jour à un rythme modéré ne totalise que 210 minutes par semaine, mais cette activité est souvent classée comme modérée. Cependant, elle ne sollicite pas suffisamment les muscles ou le système cardiovasculaire pour répondre pleinement aux exigences sanitaires. Les chercheurs insistent donc sur la nécessité d’ajouter des exercices complémentaires, comme le renforcement musculaire ou des activités plus intenses.
Pour atteindre les recommandations sanitaires, l’étude propose d’associer la marche à d’autres formes d’exercices. Parmi les activités recommandées, on trouve notamment le renforcement musculaire (comme les exercices de résistance ou la musculation), qui permet de préserver la masse musculaire et d’améliorer la densité osseuse. Les activités cardiovasculaires plus intenses, comme la course à pied, le vélo ou la natation, sont également encouragées pour augmenter l’endurance et brûler plus de calories. Selon les chercheurs, combiner ces différentes activités permet non seulement de répondre aux normes sanitaires, mais aussi de réduire les risques de maladies chroniques (comme le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires) et d’améliorer la qualité de vie. Par exemple, ajouter deux séances de renforcement musculaire de 30 minutes par semaine à une routine de marche quotidienne pourrait suffire à atteindre les objectifs recommandés.
Les auteurs de l’étude américaine soulignent l’importance de diversifier ses activités physiques pour maintenir une santé optimale. Ils recommandent de suivre les directives des autorités sanitaires, comme celles du CDC, qui préconisent un équilibre entre exercices aérobies (comme la marche rapide ou la course) et exercices de renforcement musculaire. Pour les adultes, cela signifie idéalement 150 minutes d’activité modérée ou 75 minutes d’activité intense par semaine, réparties sur plusieurs jours, ainsi que deux séances de renforcement musculaire. Les chercheurs rappellent que ces recommandations ne sont pas nouvelles, mais que leur étude vise à rappeler leur importance dans un contexte où la marche reste l’activité dominante, souvent perçue à tort comme suffisante. Ils encouragent donc le public à intégrer d’autres exercices dans leur routine pour une santé globale.

