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Droit

Chantiers nucléaires : les installations temporaires soumises à un cadre d’autorisation et de remise en état précisé

LexisVeille · mis à jour il y a 21 j

Chantiers nucléaires : les installations temporaires soumises à un cadre d’autorisation et de remise en état précisé Urbanisme et environnement Urbanisme Construction.

Nouveau décret nucléaire

Un décret publié le 14 octobre 2026, désigné sous le numéro n° 2026-958, vient préciser les règles encadrant les installations temporaires liées aux chantiers de construction de réacteurs électronucléaires. Ce texte s’appuie sur l’article 9-1 de la loi n° 2023-491 du 22 juin 2023, qui avait introduit la notion d’autorisation précaire pour ces installations. Concrètement, il définit les conditions dans lesquelles des constructions, aménagements ou installations temporaires peuvent être autorisés pour des besoins spécifiques liés à ces chantiers. Ces règles s’appliquent uniquement aux demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à partir du 16 octobre 2026.

Installations concernées

Le décret cible plusieurs types d’installations temporaires nécessaires à la réalisation d’un réacteur électronucléaire. Il s’agit notamment des constructions ou aménagements destinés au logement, à l’hébergement ou aux déplacements des travailleurs impliqués dans le chantier. Sont également concernées les infrastructures dédiées à la logistique du projet, ainsi que les espaces de préfabrication des éléments du réacteur. Ces installations doivent être temporaires, c’est-à-dire conçues pour une durée limitée, et leur autorisation est encadrée par des règles strictes pour éviter tout impact durable sur l’environnement ou l’urbanisme local.

Cadre légal renforcé

Le décret 2026-958 précise les modalités d’une autorisation précaire, un dispositif juridique permettant d’autoriser temporairement des constructions ou aménagements sans engagement définitif. Cette autorisation est soumise à des conditions strictes, notamment en matière de remise en état du site après utilisation. Les porteurs de projets doivent garantir que les lieux seront restaurés dans leur état initial une fois les installations temporaires démantelées. Ce cadre vise à concilier les impératifs industriels des chantiers nucléaires avec les exigences environnementales et urbaines, en limitant les perturbations durables.

Ce que ça pourrait changer

Les nouvelles règles entrent en vigueur le **16 octobre 2026** et s’appliquent exclusivement aux demandes d’autorisation d’urbanisme déposées à compter de cette date. Les projets en cours ou les demandes antérieures ne sont pas concernés par ce décret. Cette date marque donc un tournant pour les chantiers nucléaires en France, qui devront désormais se conformer à ce cadre légal renforcé pour toute nouvelle installation temporaire. Les acteurs du secteur, comme les entreprises de construction ou les exploitants de centrales, devront adapter leurs procédures pour respecter ces nouvelles obligations.

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