C’est le week-end en Corée du Nord, on fait quoi ?
AU PAYS DE KIM JONG-UN (5/6) - Un cinéma ? Une virée en bord de mer ? Que nenni : en Corée du Nord, le samedi c’est autocritique ! Rose, qui a quitté le pays en 2019, se remémore les mornes journées de week-end passées à recopier les discours des dirigeants. L’occasion de découvrir aussi comment les Nord-Coréens, à défaut de repos, font tout pour ne pas se tuer au travail..
En Corée du Nord, la semaine de travail est organisée différemment de celle des pays occidentaux. Les Nord-Coréens bénéficient uniquement de deux jours de repos par semaine : les dimanches et les jours fériés. Le samedi, contrairement à ce que l'on pourrait attendre, n'est pas un jour de repos. Il est consacré à des activités professionnelles spécifiques, principalement des événements politiques obligatoires. Cette organisation contraste fortement avec la Corée du Sud, où une semaine de travail de cinq jours avec deux jours de congé (samedi et dimanche) est la norme. L'auteure de l'article, ayant vécu dans les deux pays, souligne que même si la semaine de deux jours en Corée du Sud peut sembler idéale au premier abord, le corps s'habitue rapidement à ce rythme, rendant la question d'une semaine de quatre jours plus pertinente dans ce contexte.
Le samedi en Corée du Nord est marqué par des séances dites d'autocritique, une pratique ancrée dans la vie professionnelle et sociale depuis l'enfance. Ces séances consistent à avouer publiquement ses fautes et à critiquer les défauts des autres membres du groupe de travail. L'objectif affiché est de renforcer la cohésion sociale et de maintenir la discipline collective, en s'appuyant sur la pression du groupe. Ce processus, bien que présenté comme une méthode de progrès personnel et collectif, est souvent perçu comme une forme de contrôle social et de surveillance mutuelle. L'auteure explique que, même après avoir quitté le pays, ces séances restent ancrées dans sa mémoire, illustrant leur impact profond sur les individus. Ces pratiques s'inscrivent dans le cadre plus large de la propagande et de l'endoctrinement du régime nord-coréen, où la conformité aux normes politiques et sociales est essentielle.
L'article met en lumière le contraste saisissant entre la Corée du Nord et la Corée du Sud en matière de temps de repos et de liberté individuelle. En Corée du Sud, une semaine de travail de cinq jours avec deux jours de congé (samedi et dimanche) est la norme, et la question d'une réduction du temps de travail, par exemple vers une semaine de quatre jours, est régulièrement évoquée. Cette différence reflète des systèmes politiques, économiques et sociaux radicalement opposés. En Corée du Nord, le régime impose un contrôle strict sur la vie quotidienne, y compris les jours de repos, tandis qu'en Corée du Sud, les débats portent davantage sur l'équilibre entre vie professionnelle et personnelle. L'auteure souligne que, malgré les avantages apparents de la semaine de deux jours en Corée du Sud, elle reste enviable par rapport à la situation nord-coréenne, où les libertés individuelles sont fortement restreintes.

