Interdiction des puffs : près de 10 000 cigarettes électroniques jetables retirées de la vente
Interdiction des puffs : près de 10 000 cigarettes électroniques jetables retirées de la vente Santé Affaires Pollutions, Risques et Nuisances.
Depuis février 2025, la vente des cigarettes électroniques jetables, surnommées puffs, est interdite en France. Ces dispositifs fonctionnent avec une batterie intégrée et un réservoir de liquide à vapoter, souvent aromatisé, et sont conçus pour être jetés après usage. L’objectif de cette mesure est de réduire la consommation de nicotine chez les jeunes, ces produits étant particulièrement attractifs pour cette cible en raison de leur design coloré, de leurs goûts sucrés ou fruités, et de leur facilité d’utilisation. L’interdiction s’inscrit dans une politique de santé publique visant à limiter l’accès aux produits du tabac et à ses substituts pour les mineurs.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est l’organisme public chargé de veiller au respect de cette interdiction. Entre le 5 et le 10 octobre 2026, elle a mené des contrôles dans 491 établissements commerciaux à travers la France pour vérifier leur conformité à la loi. Parmi ces établissements, 86 % respectaient l’interdiction, mais 70 commerces continuaient malgré tout à proposer des puffs à la vente. Certains distributeurs avaient une méconnaissance de la réglementation, pensant à tort que l’interdiction ne concernait que les produits contenant de la nicotine, alors qu’elle s’applique à tous les types de cigarettes électroniques jetables, quel que soit leur contenu.
Les contrôles ont permis de retirer près de 10 000 cigarettes électroniques jetables de la vente. Ces produits, souvent dissimulés dans des rayons ou des arrière-boutiques, étaient encore accessibles dans certains magasins malgré l’interdiction. La DGCCRF a rappelé que la commercialisation de ces dispositifs est passible de sanctions, bien que les montants des amendes ne soient pas précisés dans l’article. Cette opération s’inscrit dans une démarche plus large de lutte contre la vente illégale de produits liés au tabac et à la nicotine, afin de protéger la santé des consommateurs, en particulier des jeunes.

