Interdiction des puffs : près de 10 000 cigarettes électroniques jetables retirées de la vente
L’interdiction des cigarettes électroniques jetables, entrée en vigueur en février 2025, révèle des lacunes dans son application malgré un taux de conformité global élevé. Si 86 % des établissements contrôlés par la DGCCRF respectent la mesure, près de 10 000 puffs ont tout de même été saisies, illustrant les stratégies de contournement des acteurs du marché et les ambiguïtés persistantes sur le périmètre exact de l’interdiction.
Quels sont les résultats des contrôles menés par la DGCCRF sur l’application de l’interdiction des puffs ?
Sur 491 établissements contrôlés, 86 % étaient conformes à l’interdiction des cigarettes électroniques jetables, mais 70 commerces proposaient encore ces produits, parfois dissimulés. Près de 10 000 puffs ont ainsi été retirées de la vente, révélant des pratiques de contournement et des interprétations erronées de la réglementation.
Pourquoi certains distributeurs continuent-ils à vendre des puffs malgré l’interdiction ?
Plusieurs raisons expliquent cette persistance : une méconnaissance partielle de la réglementation, une interprétation restrictive de l’interdiction (par exemple, en limitant son application aux produits contenant de la nicotine), ou encore des stratégies de dissimulation des stocks pour échapper aux contrôles.
Quels enseignements tirer de ce décalage entre le taux de conformité affiché et les saisies réalisées ?
Ce décalage souligne la difficulté à faire respecter une mesure récente et complexe, ainsi que les limites des contrôles ponctuels face à des acteurs cherchant activement à contourner la loi. Il pose aussi la question de l’efficacité des sanctions et de la communication autour des interdictions pour en garantir l’adhésion.
Ce que ça pourrait changer
Cette application partielle de l’interdiction pourrait affaiblir la crédibilité des politiques de santé publique visant à réduire l’attractivité des produits nicotiniques auprès des jeunes. Elle invite à renforcer les mécanismes de surveillance et à clarifier les ambiguïtés réglementaires pour éviter que des niches juridiques ne permettent la poursuite de pratiques à risque.

