☕️ Protection des mineurs : Mark Zuckerberg a menti, affirme un ancien ingénieur de Meta
Meta connaissait les dangers que ses outils créaient pour les mineurs, affirme Arturo Béjar, ancien ingénieur de l’entreprise devenu spécialiste de la sécurité de ses produits. Premier témoin appelé à la barre dans le procès qui oppose la Californie, le Colorado, le Kentucky, le New Jersey et 25 autres États à la société mère de […].
En août 2026, un procès oppose 27 États américains, dont la Californie et le Colorado, à Meta, la société mère de Facebook, Instagram, WhatsApp et Threads. Ces États accusent Meta de ne pas avoir suffisamment protégé les mineurs utilisant ses plateformes. Le procès s'appuie sur des témoignages de lanceurs d'alerte et des documents internes pour étayer ces accusations. Arturo Béjar, ancien ingénieur de Meta devenu spécialiste de la sécurité des produits, est le premier témoin appelé à la barre. Il affirme que Meta connaissait les dangers de ses outils pour les mineurs, contrairement aux déclarations de Mark Zuckerberg en 2021.
Arturo Béjar a travaillé chez Meta de 2009 à 2015, puis a étudié de manière indépendante les effets d'Instagram sur le bien-être des adolescents entre 2019 et 2021. Il a discuté plus de 100 fois avec Mark Zuckerberg, le PDG de Meta, sur la sécurisation des produits. En octobre 2021, il a alerté Zuckerberg sur les contenus problématiques et les effets négatifs sur la santé mentale des mineurs utilisant Facebook ou Instagram. Béjar a déclaré au tribunal avoir eu l'impression que Zuckerberg avait donné une fausse impression des actions de Meta envers les jeunes. Il a précisé avoir contacté directement le PDG car, selon lui, si Zuckerberg fait d'un sujet une priorité, des changements importants peuvent être mis en place en quelques mois.
Arturo Béjar accuse Meta de privilégier l'engagement des utilisateurs et la recherche de profit plutôt que la sécurité des internautes, en particulier des mineurs. Il affirme que Meta était au courant des dangers de ses outils mais n'a pas agi de manière suffisante pour les protéger. Ces accusations contredisent les déclarations de Mark Zuckerberg en octobre 2021, après la fuite de documents par l'ex-employée Frances Haugen. À l'époque, Zuckerberg avait affirmé que Meta menait des recherches constantes pour sécuriser ses produits. Béjar estime que ces déclarations étaient trompeuses.
Meta nie toutes les accusations portées contre elle. Lors de l'ouverture du procès, l'avocat de Meta, Paul Schmidt, a reconnu qu'il n'y avait « aucun débat » sur les difficultés rencontrées par les utilisateurs des réseaux sociaux. Cependant, Meta affirme avoir développé des outils pour faire face à ces problèmes et interdit aux moins de 13 ans de créer des comptes sur ses plateformes. L'entreprise soutient que ses efforts en matière de sécurité sont suffisants et que les accusations sont infondées. Le procès vise à déterminer si ces mesures sont réellement efficaces.

