NapseflowNapseflow
Culture

Le Cambodge, la mémoire en création : Lutter contre l'absence de la culture du livre

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 18 j

Depuis plus de 35 ans, l’association Sipar participe activement au développement du capital humain au Cambodge. La promotion de la lecture et de l’accès à l’éducation auprès des enfants, des jeunes et des adultes vulnérables sont au cœur de sa mission..

Sipar et son rôle

L’association Sipar existe au Cambodge depuis plus de 35 ans. Sa mission principale est de développer le capital humain, notamment en promouvant la lecture et l’accès à l’éducation pour les enfants, les jeunes et les adultes vulnérables. Elle agit en collaboration avec le ministère de l’Éducation cambodgien. L’organisation ne se limite pas à la distribution de livres : elle crée des bibliothèques dans les écoles, les lycées, les collèges et même les prisons du pays. Son objectif est de rendre les livres accessibles à tous, y compris dans les zones rurales et les banlieues, où les infrastructures culturelles manquent cruellement. Sipar joue donc un rôle clé dans la démocratisation de la lecture au Cambodge.

Bibliothèques mobiles

Depuis l’an 2000, Sipar a lancé un programme innovant de bibliothèques mobiles. Ces bibliothèques itinérantes sillonnent les routes et les voies navigables du Cambodge, desservant sept provinces ainsi que les banlieues de Phnom Penh. Elles ciblent plus d’une centaine de sites différents, principalement dans des zones isolées ou défavorisées. L’objectif est double : apporter des livres directement aux populations et encourager l’habitude de la lecture. Ce projet répond à un besoin criant, car les bibliothèques publiques sont quasi inexistantes en dehors des grandes villes. Les bibliothèques mobiles permettent ainsi de toucher des communautés qui n’auraient autrement aucun accès régulier aux livres.

Édition locale de livres

Dans les années 1990, Sipar a constaté un problème majeur : les écoles primaires cambodgiennes manquaient de livres en khmer, la langue locale. Pour combler ce vide, l’association a d’abord importé des livres en français, souvent traduits manuellement avec un texte en khmer collé à côté. Cependant, cette solution présentait deux inconvénients majeurs : elle n’était pas culturellement adaptée aux enfants cambodgiens, et elle était coûteuse. C’est pourquoi, il y a 25 ans, Sipar a lancé un programme d’édition locale pour produire des livres directement en khmer. Ces ouvrages, financés par des fonds dédiés, sont conçus pour répondre aux besoins éducatifs et culturels des jeunes et des adultes cambodgiens.

Ce que ça pourrait changer

Grâce à ses actions, *Sipar* a permis à des milliers d’enfants, de jeunes et d’adultes cambodgiens d’accéder à des livres dans leur langue maternelle. L’association a également contribué à la création d’un écosystème local du livre, en formant des auteurs, des illustrateurs et des éditeurs cambodgiens. Malgré ces avancées, des défis persistent. Les infrastructures culturelles restent limitées, et le financement de projets comme les bibliothèques mobiles dépend souvent de partenariats internationaux. Hok Sothik, directeur de *Sipar* à Phnom Penh, souligne que l’enjeu est de pérenniser ces initiatives pour que la lecture devienne une habitude ancrée dans la société cambodgienne.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.