La Norvège a éliminé le Brésil. L’Espagne affronte le Portugal, dans ce qui est devenu un classique du football européen
La suite ce soir avec le match Portugal-Espagne et Belgique-États-Unis, une rencontre ouverte après la « grâce » accordée par la FIFA à l'attaquant américain Folarin Balogun. L’article La Norvège a éliminé le Brésil.
La Norvège a créé la surprise en éliminant le Brésil, cinq fois champion du monde, en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Cette victoire marque un tournant historique, car le Brésil n’avait jamais battu la Norvège lors de leurs cinq confrontations précédentes, et n’avait plus battu d’équipe européenne en phase à élimination directe depuis sa victoire contre l’Allemagne en finale de 2002. Le match s’est soldé par un score de 2-1 en faveur de la Norvège, grâce à un doublé d’Erling Haaland, attaquant norvégien considéré comme l’un des meilleurs au monde. Haaland, âgé de 24 ans, a marqué son 7e but dans ce tournoi, portant son total à 62 buts en 54 sélections avec l’équipe nationale. Cette performance illustre la montée en puissance du football norvégien, qui démontre une polyvalence inattendue : l’équipe a dominé le Brésil en possession du ballon (66 % du temps) et en passes (deux fois plus que le Brésil), tout en construisant des actions offensives de manière méthodique.
L’Angleterre a remporté une victoire remarquée contre le Mexique en huitièmes de finale, dans un match joué à 2 250 mètres d’altitude au stade Azteca, où le Mexique n’avait perdu que deux fois en 10 matchs. Les Anglais ont tenu bon malgré l’expulsion d’un joueur à la 60e minute, s’imposant 2-1 grâce à un doublé de Jude Bellingham, milieu de terrain de 23 ans, et un but de Harry Kane, attaquant et capitaine de l’équipe, qui porte désormais son total de buts en sélection à 72. Cette victoire est la plus convaincante de l’Angleterre dans ce tournoi, car elle a surmonté des conditions difficiles et un adversaire coriace. Le Mexique, bien que battu, a été salué pour sa résistance dans un stade hostile. L’Angleterre affrontera la Norvège en quarts de finale, où elle devra confirmer sa forme actuelle.
Le match entre le Portugal et l’Espagne, prévu ce soir à 21h (heure française), s’annonce comme un classique du football européen. Ces deux équipes se sont affrontées six fois depuis 2018, avec un bilan équilibré : une victoire pour chaque équipe et quatre matchs nuls. Leur style de jeu repose sur la possession du ballon et une maîtrise technique, avec des milieux de terrain parmi les meilleurs au monde. Pour l’Espagne, Rodri, Pedri et Dani Olmo forment un trio considéré comme le plus fort actuellement. Le Portugal mise sur Vitinha, João Neves et Bruno Fernandes. Un autre duel générationnel opposera Cristiano Ronaldo, 41 ans, à Lamine Yamal, 19 ans, avec 22 ans d’écart entre les deux joueurs. L’Espagne est légèrement favorite, mais le match s’annonce serré et imprévisible.
Les États-Unis affronteront la Belgique ce soir à 2h (heure française) dans un match à haute intensité. Les Américains n’ont jamais dépassé les huitièmes de finale en Coupe du monde et voient en ce match une opportunité historique de réaliser un exploit. Leur espoir repose en partie sur Folarin Balogun, attaquant de 23 ans et meilleur buteur de la sélection avec 3 buts dans ce tournoi. Balogun avait été suspendu pour un tacle involontaire contre la Bosnie, mais la FIFA a levé sa suspension après des pressions politiques attribuées à Donald Trump, selon le Guardian. La Fédération belge a réagi avec stupéfaction, qualifiant cette décision de « poisson d’avril ». La commission disciplinaire de la FIFA a justifié cette levée par l’article 27 de son code, qui permet de suspendre des sanctions sauf en cas de matchs truqués. Ce match pourrait marquer un tournant pour le football américain en Coupe du monde.
La défaite du Brésil contre la Norvège révèle des tensions tactiques et émotionnelles au sein de l’équipe. Sous la direction de Carlo Ancelotti, le Brésil semble limité à un schéma simplifié : récupérer le ballon rapidement et attaquer en s’appuyant sur Vinicius Jr, sans réelle construction collective. Ce manque de polyvalence a été exploité par la Norvège, plus organisée et technique. Après le match, Neymar, entré en jeu en deuxième mi-temps et auteur du but du 2-1 sur penalty, a déclaré en larmes : « Ça s’arrête là », laissant planer l’hypothèse d’un adieu à la sélection nationale. Ce résultat s’inscrit dans une série de six défaites consécutives contre des équipes européennes en phase à élimination directe, dont trois contre des outsiders comme la Norvège, la Belgique et la Croatie.
L’affaire Folarin Balogun met en lumière l’influence des personnalités politiques sur les décisions de la FIFA. Donald Trump aurait contacté à trois reprises la FIFA pour obtenir la levée de la suspension de Balogun, avant que cette décision ne soit officialisée. Trump a ensuite salué cette décision sur Truth Social, la qualifiant de « grande injustice » réparée. La FIFA a justifié sa décision par l’article 27 de son code disciplinaire, déjà utilisé pour permettre à Cristiano Ronaldo de jouer malgré une suspension lors des qualifications. La Fédération belge a réagi avec ironie, comparant cette affaire à un « poisson d’avril ». Ce cas illustre les tensions entre le fair-play sportif et les interférences extérieures, même dans des compétitions majeures comme la Coupe du monde.

