La Vérif : PSPP exagère les hausses de loyer et de mensualités hypothécaires
Les loyers et les paiements hypothécaires ont-ils vraiment doublé pendant les mandats de la CAQ?.
Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), a affirmé que le coût de la vie au Québec, notamment les loyers et les mensualités hypothécaires, avait doublé depuis 2018, année de l'élection de la Coalition Avenir Québec (CAQ). Selon lui, cette hausse aurait vidé les portefeuilles des Québécois. Cette déclaration s'inscrit dans le cadre de la campagne électorale du PQ, qui fait du pouvoir d'achat un thème central. L'objectif était de critiquer la gestion économique de la CAQ en soulignant l'impact sur le quotidien des citoyens. Cependant, cette affirmation a été vérifiée et contredite par des données officielles.
La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) est un organisme fédéral chargé de collecter et d'analyser des données sur le marché immobilier au Canada. Selon ses chiffres, le loyer moyen au Québec est passé de 761 $ en 2018 à 1 232 $ en 2025. Cela représente une augmentation de 62 % en huit ans. Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), un organisme québécois militant pour le logement abordable, confirme cette hausse. Contrairement à l'affirmation de Paul St-Pierre Plamondon, les loyers n'ont donc pas doublé, mais ont augmenté de manière significative, sans atteindre 100 %.
La SCHL ne fournit pas de moyenne provinciale pour les mensualités hypothécaires en raison des fortes disparités entre les régions. Pour évaluer l'évolution, deux régions métropolitaines de recensement (RMR) majeures ont été analysées : Montréal et Québec. Ces régions regroupent plus de la moitié de la population québécoise. À Montréal, les mensualités hypothécaires sont passées de 1 081 $ en 2018 à 1 543 $ en 2025, soit une hausse de 43 %. À Québec, elles ont augmenté de 870 $ à 1 116 $, ce qui correspond à une croissance de 28 % sur la même période. Ces chiffres montrent que les mensualités ont augmenté, mais sans atteindre le doublement évoqué par le chef péquiste.
Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a également évoqué la hausse des loyers lors de sa campagne. Il a estimé que le loyer moyen au Québec avait augmenté de 50 % en huit ans, une affirmation proche de la réalité. En effet, les données officielles indiquent une hausse de 62 %, ce qui confirme que l'évaluation de Milliard, bien que légèrement sous-estimée, reste proche de la vérité. Cette comparaison illustre que les partis politiques utilisent des estimations différentes, mais que les chiffres officiels fournissent une base objective pour évaluer l'évolution des coûts du logement.
La *Société canadienne d’hypothèques et de logement* (SCHL) est une source officielle et reconnue pour les données sur le marché immobilier au Canada. Elle publie régulièrement des rapports sur les loyers et les mensualités hypothécaires, permettant de suivre l'évolution des coûts du logement. Le *Front d'action populaire en réaménagement urbain* (FRAPRU) est un organisme indépendant qui milite pour l'accès à un logement abordable. Il s'appuie souvent sur les données de la SCHL pour étayer ses analyses et ses revendications. Ces deux acteurs jouent un rôle clé dans la production et la diffusion d'informations fiables sur le logement au Québec.

