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GÉNÉRALISTE

La Vérif : PSPP exagère les hausses de loyer et de mensualités hypothécaires

Source unique·il y a 3 h

La crise du logement au Québec s'est imposée comme un thème central de la campagne électorale, avec des acteurs politiques qui instrumentalisent les chiffres pour alimenter le débat sur le pouvoir d'achat. Pourtant, derrière les affirmations alarmistes, les données disponibles révèlent des hausses bien moins spectaculaires que celles avancées par certains partis, posant la question de la désinformation par l'exagération dans un contexte électoral tendu.

Quelles sont les hausses réelles des loyers et des mensualités hypothécaires au Québec depuis 2018 ?

Les loyers moyens sont passés de 761 $ en 2018 à 1 232 $ en 2025, soit une augmentation de 62 %. Pour les mensualités hypothécaires, la hausse varie selon les régions : +43 % dans le Grand Montréal (de 1 081 $ à 1 543 $) et +28 % dans la région de Québec (de 870 $ à 1 116 $). Aucune de ces hausses ne correspond à un doublement, contrairement à ce qu'affirme Paul St-Pierre Plamondon.

Pourquoi le Parti québécois et le Parti libéral du Québec ont-ils des chiffres différents sur la hausse des loyers ?

Le Parti québécois cite une hausse de 62 %, alignée sur les données de la SCHL et du FRAPRU, tandis que Charles Milliard (PLQ) évoque une hausse de 50 %, une estimation sous-évaluée mais plus proche de la réalité que ses propos initiaux. Ces écarts s'expliquent par des méthodes de calcul ou des sources différentes, mais tous deux reconnaissent une augmentation significative, même si elle reste inférieure à 100 %.

Quelles sont les limites des données disponibles sur les mensualités hypothécaires ?

La SCHL ne fournit pas de moyenne provinciale pour les mensualités hypothécaires en raison des fortes disparités entre les marchés régionaux. Les chiffres comparés ici se limitent aux régions métropolitaines de Montréal et Québec, qui représentent plus de la moitié de la population québécoise, laissant de côté d'autres zones où les hausses pourraient être plus ou moins marquées.

Ce que ça pourrait changer

Cette distorsion des chiffres pourrait alimenter une défiance croissante envers les institutions et les partis politiques, surtout si les citoyens perçoivent un décalage entre les discours et les données objectives. Elle souligne aussi l'importance de la rigueur factuelle en période électorale, où les enjeux économiques sont particulièrement sensibles. À plus long terme, cela pourrait renforcer la demande pour des mécanismes de vérification indépendants et transparents.

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