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Le Nouveau-Brunswick interdit les cellulaires et bloque les réseaux sociaux à l’école

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 2 j

Le règlement s’appliquera dans les classes, durant les pauses et sur le terrain de l’établissement scolaire..

Interdiction des cellulaires

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick, une province du Canada, a annoncé l'interdiction totale des téléphones cellulaires personnels dans les écoles pour les élèves de la maternelle à la 8e année dès la rentrée de septembre 2024. Pour les élèves de la 9e à la 12e année, une période de transition est prévue : les cellulaires seront interdits en classe dès septembre 2024, mais autorisés pendant les pauses. L'interdiction complète pour ces derniers entrera en vigueur en février 2027. Cette mesure vise à réduire les distractions en classe et à améliorer la concentration des élèves. Les appareils mobiles pourront être utilisés à des fins pédagogiques encadrées, comme l'utilisation de tablettes ou d'ordinateurs portables personnels dans certains cas. Auparavant, l'utilisation des cellulaires à l'école était laissée à la discrétion des enseignants.

Blocage des réseaux sociaux

En plus d'interdire les cellulaires, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a décidé de bloquer l'accès aux réseaux sociaux sur les appareils appartenant à l'école ainsi que sur le réseau wi-fi des établissements scolaires. Cette mesure s'appliquera dès septembre 2024 pour tous les niveaux scolaires. L'objectif est de limiter l'exposition des élèves aux contenus en ligne potentiellement nuisibles, comme la cyberintimidation ou les contenus violents, et de favoriser un environnement d'apprentissage plus sain. Cette décision s'appuie sur des études récentes mettant en lumière les effets négatifs des écrans et des réseaux sociaux sur les jeunes, notamment en termes de concentration et de bien-être mental.

Mesures pour les garderies

Le Nouveau-Brunswick étend ces restrictions aux garderies éducatives agréées. Pour les enfants de moins de 2 ans, l'utilisation de tout appareil mobile personnel ou écran est strictement interdite. Entre 2 et 5 ans, les écrans ne pourront être utilisés que pendant 30 minutes par jour, et uniquement à des fins pédagogiques précises, comme la recherche ou la communication. Les écrans seront également interdits pendant les repas et dans les programmes de moins de trois heures. Ces règles visent à protéger les jeunes enfants des effets négatifs d'une exposition précoce et excessive aux écrans, comme les troubles du sommeil ou les difficultés de développement.

Justifications et objectifs

La ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick, Claire Johnson, a justifié ces mesures par les résultats d'études récentes sur les effets négatifs des écrans et des réseaux sociaux chez les jeunes. Elle cite notamment les liens entre l'utilisation excessive des écrans et des problèmes comme les troubles de sommeil, la cyberintimidation, les difficultés de concentration, l'automutilation et les idées suicidaires, avec un impact particulièrement marqué chez les jeunes filles. L'objectif est de favoriser la littératie (capacité à lire et comprendre), la numératie (capacité à utiliser les nombres), les liens sociaux et la réussite scolaire. La ministre souligne que ces mesures permettront aux élèves de se concentrer davantage sur leur apprentissage et de développer des relations sociales plus saines.

Ce que ça pourrait changer

Ces nouvelles règles ont été saluées par Christa Baldwin, directrice générale de l'Association canadienne pour la santé mentale du Nouveau-Brunswick. Elle rappelle que l'utilisation excessive des écrans est associée à plusieurs enjeux de santé mentale chez les jeunes, et que les filles sont particulièrement touchées. Baldwin souligne que ces mesures pourraient contribuer à réduire les problèmes comme la cyberintimidation et les troubles de sommeil. Par ailleurs, le gouvernement provincial s'inspire de mesures similaires déjà mises en place dans d'autres provinces canadiennes, comme le Québec, où une interdiction des cellulaires à l'école a été instaurée l'année précédente. Les responsables scolaires québécois ont observé des effets positifs sur la réussite scolaire, la vie sociale et l'activité physique des élèves.

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