Trois minutes à caresser un poney pourraient avoir des effets inédits sur l'humeur des adolescents
Caresser ou gratter le cou d'un poney pendant trois minutes contribuerait à réduire l'anxiété, la tristesse et la solitude des adolescents, selon une nouvelle étude..
Une étude publiée en septembre 2026 dans la revue Scientific Reports révèle qu’une interaction de seulement trois minutes avec un poney ou un âne peut améliorer significativement l’humeur des adolescents. Après cette courte session de caresses, les participants ont rapporté se sentir moins anxieux, moins tristes et moins seuls, avec une sensation de calme accru. Cette découverte s’ajoute aux preuves existantes sur les bienfaits des animaux de compagnie sur le moral, mais se distingue par sa rapidité d’action et la simplicité de l’intervention. Les chercheurs ont mené leurs travaux en collaboration avec des médias comme le Washington Post et Futurism, qui ont relayé ces résultats.
La chercheuse Rebecca Calisi-Rodríguez, neuroendocrinologue à l’université de Californie, a mené cette étude dans un contexte où les adolescents sont particulièrement vulnérables aux troubles de l’humeur. En 2025, elle a organisé des sessions d’interaction entre soixante-et-un jeunes et quatre équidés (deux chevaux et deux ânes). Son objectif était d’explorer des thérapies alternatives face aux conséquences du harcèlement scolaire et de l’influence des réseaux sociaux sur le moral des adolescents. Cette approche s’inscrit dans le cadre plus large de l’équithérapie, une méthode thérapeutique utilisant les chevaux et autres équidés pour accompagner des patients, notamment dans les hôpitaux.
Contrairement aux études précédentes, cette recherche ne se limite pas à observer les effets sur les humains, mais intègre aussi les réactions des animaux. Rebecca Calisi-Rodríguez souligne que l’interaction est un échange mutuel : « Ils s’observent, ils réagissent l’un à l’autre, ils font tous les deux des choix ». Les adolescents ont été répartis en deux groupes : l’un caressait le dos des animaux, l’autre leur grattait le cou, un geste imitant leur toilettage naturel. Les participants ont appris à décoder les signaux des équidés, comme des lèvres qui remuent (signe de plaisir) ou un éloignement (besoin de tranquillité).
Les résultats montrent que les adolescents ayant perçu des signes de plaisir chez les animaux ont ressenti une diminution plus marquée de leur tristesse. Cependant, cette méthode ne prétend pas guérir des troubles psychiques graves comme la dépression. Elle offre plutôt un réconfort ponctuel et une amélioration temporaire de l’humeur. La chercheuse envisage d’approfondir ses recherches en analysant les variations du rythme cardiaque et de la respiration lors de ces interactions, aussi bien chez les humains que chez les animaux. Cette perspective pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents à ces effets.

