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SOCIÉTÉ

Trois minutes à caresser un poney pourraient avoir des effets inédits sur l'humeur des adolescents

Source unique·23 sept.

Si les bienfaits des interactions avec les animaux sur le moral sont désormais bien documentés, une étude récente révèle que leur impact pourrait être encore plus immédiat et surprenant chez les adolescents. En seulement trois minutes de contact avec un poney ou un âne, des chercheurs ont observé une amélioration notable de l’humeur, soulevant des questions sur les mécanismes sous-jacents et les limites de ces thérapies alternatives. Cette approche, qui intègre aussi le bien-être animal, interroge sur la place des équidés dans les dispositifs thérapeutiques contemporains, alors que le mal-être des jeunes générations s’aggrave sous les effets des réseaux sociaux et du harcèlement scolaire.

Quelle est la nouveauté de cette étude par rapport aux recherches précédentes sur les interactions humain-animal ?

Contrairement aux travaux antérieurs qui se concentraient principalement sur les effets des animaux de compagnie sur l’humeur humaine, cette étude adopte une approche bidirectionnelle en analysant simultanément les réactions des adolescents et celles des équidés. Elle évalue ainsi l’impact mutuel de l’interaction, notamment en intégrant des gestes comme le grattage du cou, qui mime le toilettage naturel des animaux, et en observant leurs réponses comportementales.

Quels sont les résultats concrets observés chez les adolescents après trois minutes de contact avec les poneys ou ânes ?

Les participants ont rapporté une réduction significative de leur anxiété, de leur tristesse et de leur sentiment de solitude, tout en décrivant une sensation de calme accrue. Les adolescents qui ont perçu des signes de plaisir chez les animaux (comme des lèvres qui remuent) ont ressenti une amélioration de leur humeur encore plus marquée, bien que cette méthode ne prétende pas traiter des troubles psychiques comme la dépression.

Pourquoi la chercheuse Rebecca Calisi-Rodríguez a-t-elle choisi de se concentrer sur les adolescents dans cette étude ?

La neuroendocrinologue a ciblé les adolescents en raison de la vulnérabilité accrue de cette tranche d’âge face aux pressions sociales, notamment celles liées aux réseaux sociaux et au harcèlement scolaire. Son objectif était d’explorer des thérapies alternatives pour répondre à l’augmentation des troubles de l’humeur chez les jeunes, dans un contexte où les solutions traditionnelles peinent à couvrir tous les besoins.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude pourrait ouvrir la voie à des protocoles thérapeutiques plus holistiques, intégrant à la fois le bien-être humain et animal, et offrant des solutions rapides et accessibles pour améliorer l’humeur des adolescents. Elle souligne aussi l’importance de former les participants à reconnaître les signaux des animaux, ce qui pourrait renforcer l’empathie et les compétences socio-émotionnelles chez les jeunes. Cependant, son efficacité reste limitée aux effets à court terme et ne saurait se substituer à un accompagnement médical pour des troubles psychiques avérés.

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