« La France est dans la shortlist » : BYD envisage une nouvelle usine en Europe
BYD a envie d'ouvrir une usine dans l'Hexagone..
BYD, ou Build Your Dreams, est un constructeur automobile chinois fondé en 1995. Il est devenu en 2025 le premier fabricant mondial de voitures électriques, devant des marques comme Tesla. En Europe, ses ventes ont explosé de 270 % en 2025, atteignant près de 188 000 véhicules vendus. Cette croissance rapide explique son ambition d’étendre sa production en Europe pour répondre à la demande locale et contourner les barrières douanières potentielles. Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a confirmé lors d’une interview sur BFM Business que le groupe souhaite maintenir sa position dominante sur le marché des véhicules électriques, un secteur en pleine expansion.
BYD a déjà annoncé la construction de sa première usine européenne en Hongrie, plus précisément à Szeged. Ce projet, initialement prévu pour une ouverture en 2026, accuse des retards et ne devrait finalement ouvrir qu’à la fin de l’année. Cette usine vise à produire des véhicules électriques pour le marché européen, réduisant ainsi les coûts logistiques et les droits de douane. Malgré ces délais, BYD ne montre aucun signe de ralentissement dans son expansion sur le continent, confirmant son engagement à long terme.
Stella Li a révélé que BYD envisage d’implanter une nouvelle usine en Europe, et que la France figure parmi les pays en lice pour l’accueillir. Le groupe a établi une shortlist, c’est-à-dire une liste restreinte de pays finalistes, dans laquelle la France est incluse. Ce choix s’explique en partie par la compétitivité du coût de l’énergie en France, un facteur clé pour une production industrielle. BYD souhaite également que les consommateurs français perçoivent la marque comme une entreprise locale, renforçant ainsi son ancrage sur le marché.
L’Europe et la Chine entretiennent des relations commerciales complexes, marquées par des tensions croissantes. En 2026, l’Union européenne a imposé des restrictions sur les exportations chinoises de véhicules hybrides vers l’Europe, une mesure visant à protéger les constructeurs automobiles locaux. Malgré ce contexte, Stella Li a rassuré sur la stratégie de BYD, affirmant que le groupe reste déterminé à investir massivement en Europe. Elle a souligné que ces tensions ne remettent pas en cause l’engagement à long terme de BYD sur le Vieux-Continent, où le constructeur voit un marché porteur pour l’avenir.
Pour BYD, l’implantation d’une usine en France ou ailleurs en Europe répond à plusieurs objectifs. D’abord, cela permettrait de réduire les coûts de production et les délais de livraison pour les clients européens. Ensuite, cela renforcerait l’image de la marque sur le marché local, en la positionnant comme une entreprise européenne. Enfin, cela s’inscrit dans une stratégie de diversification géographique pour limiter les risques liés aux tensions commerciales internationales. BYD mise sur une croissance durable en Europe, malgré les défis actuels.

