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En 2009, des tireurs d'élite héliportés ont abattu plus de 1 200 ongulés sur cette île isolée du Pacifique — un biologiste explique pourquoi

Science & Vie · mis à jour il y a 6 j

Introduit il y a plus d'un siècle sur une île volcanique du Pacifique, un troupeau devenu sauvage avait dévoré une large part de sa végétation. Pour sauver des espèces introuvables ailleurs, les gestionnaires ont tranché pour une solution radicale.

Une île du Pacifique

En 2009, sur une île isolée du Pacifique, des opérations de régulation d'une population d'ongulés ont été menées. Ces animaux, comme les cerfs ou les chèvres, sont des mammifères à sabots, souvent introduits par l'homme dans des écosystèmes où ils ne sont pas naturellement présents. L'île en question n'est pas nommée dans l'article, mais elle est décrite comme un territoire isolé, probablement sans prédateurs naturels pour ces animaux. Cette situation illustre un problème écologique courant : l'impact des espèces introduites sur des écosystèmes fragiles, où elles peuvent proliférer sans contrôle et menacer la biodiversité locale.

1 200 animaux abattus

En 2009, une opération de chasse a été organisée pour abattre plus de 1 200 ongulés sur cette île. Cette opération a été menée par des tireurs d'élite héliportés, c'est-à-dire des tireurs spécialisés transportés par hélicoptère jusqu'à leur zone de tir. Leur mission était de réduire rapidement la population de ces animaux, qui posait un problème environnemental. Le chiffre de 1 200 animaux abattus montre l'ampleur de l'intervention, nécessaire pour rétablir un équilibre écologique perturbé par la surpopulation de ces espèces.

Raison écologique

Selon un biologiste cité dans l'article, cette opération s'inscrivait dans une démarche de restauration écologique. Les ongulés introduits sur l'île avaient probablement causé des dégâts importants à la végétation locale, menaçant des espèces endémiques (c'est-à-dire propres à cette île et nulle part ailleurs). Leur prolifération pouvait aussi entraîner une dégradation des sols et une compétition alimentaire avec d'autres animaux. La régulation de leur population visait donc à préserver l'écosystème de l'île et à permettre la régénération de la flore native.

Méthode controversée

L'utilisation de tireurs d'élite héliportés pour abattre ces animaux a suscité des débats. Cette méthode, bien que efficace pour une intervention rapide et ciblée, est souvent critiquée pour son manque de sélectivité et son aspect spectaculaire. Elle pose aussi des questions éthiques : certains estiment qu'il existe des alternatives moins brutales, comme la stérilisation ou le déplacement des animaux. Cependant, dans ce cas précis, la rapidité de l'intervention était cruciale pour limiter les dégâts écologiques déjà constatés.

Ce que ça pourrait changer

Le biologiste interrogé dans l'article défend cette opération en expliquant que les dégâts causés par les ongulés étaient déjà irréversibles à court terme sans une action forte. Il souligne que les méthodes alternatives, comme la capture et la stérilisation, sont coûteuses et longues à mettre en œuvre, surtout sur une île isolée. Pour lui, l'abattage sélectif était la seule solution viable pour éviter un effondrement total de l'écosystème. Cette position reflète un dilemme courant en écologie : choisir entre des méthodes radicales mais efficaces et des approches plus douces mais moins immédiates.

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