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Ottawa retire les produits de la mer de sa liste de contre-tarifs

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 3 j

Le ministère des Finances apporte des ajustements à la liste des droits de douane pour protéger le secteur..

Canada ajuste ses tarifs

Le gouvernement canadien a annoncé des modifications à sa liste de contre-tarifs (droits de douane imposés en réponse à des mesures commerciales étrangères) qui devaient entrer en vigueur le 8 septembre 2026. Ces ajustements font suite à des consultations avec des représentants de divers secteurs économiques. L’objectif est de limiter les préjudices économiques (pertes financières pour les entreprises et les travailleurs) causés par les tarifs américains, tout en protégeant les industries canadiennes. Le ministère des Finances a souligné que ces changements visent à équilibrer la riposte commerciale du Canada, sans préciser les détails des nouveaux taux pour les produits concernés.

Produits de la mer exclus

Parmi les ajustements apportés, le Canada a retiré les produits de la mer (poissons, crustacés, mollusques, etc.) et les produits de la pêche (transformés ou non) de sa liste de contre-tarifs. Cette décision a été justifiée par la ministre des Pêches, Joanna Thompson, qui a rappelé l’importance économique de ce secteur pour les régions côtières du Canada. Elle a précisé que le gouvernement reste déterminé à protéger les pêcheurs canadiens et les emplois liés à cette industrie, en évitant des mesures qui pourraient aggraver leur situation. Aucun autre détail sur les produits retirés ou conservés n’a été communiqué.

Renforcement des tarifs restants

Malgré ces ajustements, le Canada maintient une riposte commerciale forte contre les États-Unis. Les droits de douane sur l’acier et l’aluminium américains passeront de 25 % à 50 %, tandis que d’autres produits (vêtements, appareils électroménagers, produits laitiers) seront soumis à des tarifs allant de 15 % à 50 %. Le gouvernement insiste sur le principe d’une riposte équivalente (mesures proportionnelles aux dommages subis), en collaboration avec les industries canadiennes pour évaluer l’efficacité des mesures. L’objectif est de cibler les secteurs touchés par les tarifs américains, tout en évitant des représailles trop larges.

Risque de représailles américaines

Les États-Unis, représentés par le USTR (United States Trade Representative, l’organisme fédéral chargé des négociations commerciales), ont prévenu que toute nouvelle mesure de rétorsion canadienne pourrait déclencher une réponse américaine. Le représentant au Commerce des États-Unis, Jamieson Greer, a indiqué à plusieurs reprises que l’administration Trump ne resterait pas passive face à ces tarifs. Cette escalade des tensions commerciales s’inscrit dans un contexte de guerre commerciale (conflit économique où les pays imposent des barrières douanières pour protéger leurs industries), déjà marquée par des désaccords entre les deux pays sur divers sujets.

Ce que ça pourrait changer

Les nouvelles mesures canadiennes suscitent des interrogations quant à leur impact sur les *PME* (*Petites et Moyennes Entreprises*), notamment dans les secteurs de la transformation des fruits de mer. Certains acteurs craignent des *effets dévastateurs* (pertes massives d’emplois ou de revenus) en cas de tarifs douaniers sur leurs produits. Le gouvernement fédéral affirme travailler avec les industries pour évaluer les conséquences de ces mesures et ajuster sa stratégie si nécessaire. L’enjeu est de protéger l’économie canadienne sans aggraver les difficultés des entreprises déjà fragilisées par les tensions commerciales.

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