A Paris, Londres, Amsterdam, New York ou Tokyo, la voiture fait partout marche arrière
Une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme compare les déplacements quotidiens et les politiques de transport dans sept métropoles. Malgré les spécificités et les différences de méthode, évolutions et objectifs convergent..
Dans plusieurs grandes métropoles mondiales, le trafic routier diminue fortement depuis le début des années 2000. À Paris, notamment dans le quartier de Paris Centre, la baisse atteint -60 % entre 2002 et 2024. Cette tendance s'observe aussi dans d'autres villes comme Londres, Amsterdam ou New York. Les réaménagements urbains, comme celui de la rue de Rivoli à Paris où des espaces ont été réservés aux vélos, illustrent cette transformation. Ces changements visent à répondre à des enjeux climatiques, de santé publique et d'amélioration de la qualité de vie en ville. L'étude de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) compare ces évolutions dans sept métropoles : Paris, Amsterdam, Berlin, Barcelone, Londres, New York et Tokyo.
Dans les grandes villes, la marche est devenue le premier mode de déplacement pour les habitants. À Paris et Barcelone, elle représente la moitié des trajets quotidiens, que ce soit dans la ville centre ou dans l'aire métropolitaine. Les Tokyoïtes, bien que moins nombreux à marcher, privilégient massivement les transports en commun, qui couvrent également la moitié de leurs déplacements dans la métropole. Cette tendance montre une préférence croissante pour des modes de transport plus doux et moins polluants. L'étude de l'Apur souligne que cette évolution s'inscrit dans une volonté de réduire la dépendance à la voiture individuelle, souvent source de nuisances environnementales et urbaines.
L'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) est un organisme qui étudie les transformations urbaines et les modes de déplacement dans les grandes villes. Dans son rapport intitulé « Nouvelles mobilités métropolitaines » publié en septembre 2026, l'Apur compare les politiques de mobilité mises en place dans sept métropoles : Paris, Amsterdam, Berlin, Barcelone, Londres, New York et Tokyo. L'étude distingue deux échelles géographiques : la ville centre et l'aire métropolitaine. Elle inventorie les politiques déjà appliquées et celles en cours de planification pour les années à venir, afin de mesurer leur impact sur les habitudes de déplacement des habitants.
Tokyo se distingue par l'importance des transports en commun dans les déplacements quotidiens de ses habitants. Dans la métropole, la moitié des trajets sont réalisés en transports en commun, un chiffre qui montre une forte dépendance à ces modes de déplacement. Cette situation s'explique par l'efficacité et la densité du réseau de transports publics dans la capitale japonaise, ainsi que par les politiques urbaines favorisant leur utilisation. Contrairement à d'autres villes où la marche domine, Tokyo illustre une alternative où les transports en commun remplacent largement la voiture individuelle, même si leur part est moins élevée dans la ville centre que dans l'aire métropolitaine.
Les grandes métropoles étudiées par l'Apur ont engagé des politiques pour réduire la place de la voiture et favoriser des modes de déplacement plus durables. Ces politiques incluent la création de pistes cyclables, la piétonnisation de rues, l'amélioration des réseaux de transports en commun et la limitation de l'accès aux centres-villes pour les véhicules polluants. L'étude montre que ces mesures, combinées à une prise de conscience écologique et sanitaire, ont permis de réduire significativement le trafic routier et d'améliorer la qualité de vie urbaine. Les politiques futures visent à renforcer ces tendances pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux.

