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Une étude a identifié un élément clé pour prévenir la maladie d'Alzheimer : quelque chose d'aussi simple que l'exercice physique

Science & Vie · mis à jour il y a 9 j

Contre la maladie d'Alzheimer, on attend surtout des médicaments sophistiqués. Pourtant, un geste aussi banal que la marche quotidienne semble peser sur son évolution.

Lien entre exercice et Alzheimer

Une étude récente a mis en évidence que l'exercice physique régulier pourrait jouer un rôle clé dans la prévention de la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative, qui touche environ 50 millions de personnes dans le monde selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), se caractérise par une perte progressive de la mémoire et des fonctions cognitives. Les chercheurs ont observé que les personnes actives physiquement présentaient un risque réduit de développer cette maladie. L'exercice physique stimulerait notamment la production de protéines bénéfiques pour le cerveau, comme la BDNF (Brain-Derived Neurotrophic Factor), qui favorise la croissance des neurones et protège contre leur dégénérescence. Cette protéine est souvent qualifiée de "engrais naturel" pour le cerveau en raison de ses effets positifs sur sa santé.

Mécanismes biologiques en jeu

L'étude explique que l'exercice physique agit sur plusieurs mécanismes biologiques liés à la maladie d'Alzheimer. D'abord, il améliore la circulation sanguine dans le cerveau, ce qui permet un meilleur apport en oxygène et en nutriments essentiels. Ensuite, il réduit l'inflammation chronique, un facteur connu pour aggraver les symptômes de la maladie. Enfin, l'activité physique favorise la production de molécules antioxydantes, qui protègent les cellules cérébrales contre le stress oxydatif, un phénomène impliqué dans le vieillissement et les maladies neurodégénératives. Ces effets combinés contribuent à ralentir la progression des lésions cérébrales caractéristiques de l'Alzheimer, comme les plaques amyloïdes (accumulations de protéines bêta-amyloïdes) et les dégénérescences neurofibrillaires (accumulations de protéines tau anormales).

Recommandations pratiques

Pour bénéficier de ces effets protecteurs, les experts recommandent une activité physique modérée mais régulière. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les adultes devraient pratiquer au moins 150 minutes d'activité modérée par semaine, comme la marche rapide, le vélo ou la natation. Les études suggèrent que même des séances de 30 minutes par jour peuvent avoir un impact significatif. Il est également conseillé de combiner exercices aérobiques (qui sollicitent le cœur) et exercices de renforcement musculaire pour maximiser les bénéfices. Ces recommandations s'appliquent à tous, mais leur importance est particulièrement soulignée pour les personnes âgées ou celles présentant des facteurs de risque d'Alzheimer, comme des antécédents familiaux ou des troubles cognitifs légers.

Ce que ça pourrait changer

Bien que les résultats de cette étude soient encourageants, les chercheurs soulignent que l'exercice physique seul ne peut garantir une protection totale contre la maladie d'Alzheimer. D'autres facteurs, comme l'alimentation, le sommeil ou la stimulation cognitive, jouent également un rôle important. De plus, les mécanismes exacts par lesquels l'exercice exerce ses effets protecteurs restent partiellement incompris et font l'objet de recherches supplémentaires. Les auteurs de l'étude insistent sur la nécessité de poursuivre les investigations pour confirmer ces résultats et déterminer les types d'exercices les plus efficaces. Ils recommandent une approche globale, combinant activité physique, alimentation équilibrée et suivi médical régulier, pour une prévention optimale de la maladie.

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