Naturalisation : l’exigence de traduction ne s'applique qu'à l'acte public soumis à l'exigence d'apostille et non à l'apostille elle-même
Naturalisation : l’exigence de traduction ne s'applique qu'à l'acte public soumis à l'exigence d'apostille et non à l'apostille elle-même Etat civil Etrangers Droit international.
Le 7 octobre 2026, la première chambre civile de la Cour de cassation française a rendu un arrêt important concernant les exigences de traduction pour les actes publics étrangers dans le cadre d'une demande de naturalisation. L'arrêt précise que la règle de traduction ne s'applique qu'à l'acte public lui-même, et non à l'apostille qui l'accompagne. Une apostille est un certificat international qui authentifie un document public étranger, simplifiant son acceptation dans un autre pays. Dans ce cas précis, l'acte en question était un acte de naissance étranger produit pour une déclaration de nationalité française. La Cour a validé une procédure de certification effectuée en deux étapes, où l'acte public était traduit, mais pas l'apostille.
L'arrêt distingue clairement deux éléments : l'acte public (ici, l'acte de naissance) et l'apostille qui l'authentifie. La règle de traduction imposée par les autorités françaises pour les actes publics étrangers ne s'étend pas à l'apostille elle-même. Cela signifie que si un acte public étranger doit être traduit pour être accepté en France, l'apostille qui l'accompagne n'a pas besoin d'être traduite. Cette distinction est cruciale pour les demandeurs de naturalisation, car elle simplifie les démarches administratives et évite des coûts et des délais supplémentaires. La Cour a confirmé que cette approche était conforme aux exigences légales en vigueur.
La Cour de cassation a validé une procédure de certification en deux étapes pour ce dossier. Dans un premier temps, l'acte public (l'acte de naissance étranger) a été traduit en français. Dans un second temps, une apostille a été apposée sur ce document traduit pour attester de son authenticité. Cette méthode a été jugée conforme aux règles en vigueur, car elle respecte l'exigence de traduction pour l'acte public, sans imposer de traduction pour l'apostille. Cette décision offre une flexibilité appréciable aux demandeurs de naturalisation, tout en garantissant la fiabilité des documents présentés.
Cette décision de la Cour de cassation a un impact direct pour les personnes souhaitant obtenir la nationalité française par déclaration. Elle clarifie les règles applicables aux actes publics étrangers, réduisant ainsi les incertitudes et les démarches administratives. Les demandeurs n'ont plus à se soucier de la traduction de l'apostille, ce qui peut représenter un gain de temps et d'argent significatif. Cette clarification est particulièrement utile pour les personnes dont les actes publics sont rédigés dans des langues peu répandues, où les coûts de traduction peuvent être élevés.

