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Être économiste de l’environnement en 2026 // Ryanair, Lidl... : enquête dans les enseignes à bas coût

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 20 j

Les événements climatiques de l'été ont laissé leur empreinte sur nos économies et nos modèles de prévisions. L'occasion de se demander ce que signifie être économiste de l'environnement en 2026, avant de se tourner, avec la sociologue Cyrine Gardes, vers les lieux du "low cost"..

Économistes de l'environnement

En 2026, le métier d’économiste de l’environnement prend une importance croissante face aux crises climatiques. Ces spécialistes analysent les interactions entre l’économie et les écosystèmes, évaluant par exemple l’impact des canicules ou des méga-feux sur les activités humaines. Leur rôle inclut aussi la proposition de solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou adapter les économies aux changements climatiques. Parmi les experts cités dans l’article, on trouve Lauriane Mouysset, chercheuse au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (CIRED), et Fanny Henriet, directrice de recherche au laboratoire Aix Marseille School of Economics. Ces économistes travaillent souvent en collaboration avec des sociologues, comme Cyrine Gardes, pour croiser les approches disciplinaires. Leur travail s’appuie sur des données récentes, comme celles des événements climatiques de l’été 2026, qui ont marqué les économies mondiales par leur intensité.

Modèles économiques en question

L’article interroge les modèles économiques actuels, notamment ceux des enseignes à bas coût comme Ryanair ou Lidl, qui reposent sur des stratégies de réduction des coûts et de maximisation de la productivité. Ces modèles, souvent critiqués pour leur impact environnemental, sont mis en lumière par les économistes de l’environnement. Leur analyse révèle un paradoxe : ces entreprises, en optimisant leurs marges, contribuent parfois à une surconsommation ou à une exploitation intensive des ressources naturelles. Les chercheurs soulignent la nécessité de repenser ces modèles pour les rendre compatibles avec les objectifs de durabilité. Par exemple, Ryanair, connue pour ses vols low cost, est régulièrement pointée du doigt pour ses émissions élevées de CO₂ par passager. L’article explore ainsi les tensions entre croissance économique et préservation de l’environnement, un débat central en 2026.

Enquête sur le low cost

L’enquête menée par la sociologue Cyrine Gardes se concentre sur les enseignes à bas coût (low cost), comme Ryanair ou Lidl, pour comprendre leurs stratégies économiques et leurs conséquences sociales et environnementales. Ces entreprises, souvent perçues comme des symboles de l’accès à la consommation pour les ménages modestes, sont aussi associées à des pratiques critiquées : précarité des travailleurs, externalisation des coûts environnementaux, ou encore pression sur les prix qui limite les marges de manœuvre pour des pratiques durables. L’article souligne que ces modèles, bien que populaires, posent des défis majeurs en termes de justice sociale et de transition écologique. Les économistes de l’environnement y voient un terrain d’étude privilégié pour évaluer l’impact des choix de consommation sur la planète.

Crises climatiques et économie

Les événements climatiques de l’été 2026, marqués par des canicules et des méga-feux, ont eu des répercussions directes sur les économies. Ces catastrophes naturelles perturbent les chaînes de production, augmentent les coûts de réparation des infrastructures et aggravent les inégalités sociales. Les économistes de l’environnement, comme Lauriane Mouysset, analysent ces impacts en quantifiant les pertes économiques et les coûts cachés, comme la dégradation des écosystèmes ou les dépenses de santé liées à la pollution. Par exemple, les méga-feux en Europe ont détruit des forêts entières, réduisant leur capacité à absorber le CO₂ et aggravant ainsi le changement climatique. Ces crises rappellent l’urgence d’intégrer les risques climatiques dans les modèles économiques traditionnels.

Ce que ça pourrait changer

Les chercheurs en économie de l’environnement jouent un rôle clé dans la transition vers une économie plus durable. Leur travail consiste à modéliser les impacts des politiques publiques, à évaluer l’efficacité des mesures de réduction des émissions, ou encore à proposer des alternatives aux modèles économiques dominants. Fanny Henriet, par exemple, étudie les mécanismes de tarification du carbone et leurs effets sur les entreprises. Ces économistes collaborent souvent avec des institutions comme le *Centre d’Études de l’Emploi et du Travail* (CEET) ou le *Centre international de recherche sur l’environnement et le développement* (CIRED), où Cyrine Gardes mène des recherches sur les liens entre précarité et environnement. Leur expertise est sollicitée pour éclairer les décisions politiques et les stratégies des entreprises en matière de durabilité.

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