La révolution de l’informatique quantique n’a jamais été aussi proche
La technologie quantique va bientôt révolutionner la recherche pharmaceutique, les services financiers et les cryptomonnaies, assurent ses promoteurs. Adieu la binarité du bit, bienvenue au qubit ? Certains y croient pour l’horizon 2030, d’autres restent sceptiques, constate le “Financial Times”..
Dans un centre de données de Manhattan, à New York, une entreprise britannique nommée Oxford Quantum Circuits (OQC) a installé un ordinateur quantique. Ce dernier est présenté comme une innovation majeure, capable de surpasser les ordinateurs traditionnels en puissance de calcul. Pour y accéder, il faut traverser deux portes coulissantes et passer devant plusieurs machines classiques. L’ordinateur quantique d’OQC est mis à disposition des entreprises via le cloud ou la fibre optique, leur permettant de tester cette technologie. Il est composé de cuivre et d’acier et utilise des outils d’intelligence artificielle (IA) fournis par Nvidia, un fabricant américain de puces, pour analyser des systèmes complexes comme des flux financiers ou des réactions chimiques.
L’ordinateur quantique d’OQC est conçu pour atteindre une puissance de calcul exceptionnelle, grâce à la combinaison de ses composants physiques et des outils d’IA de Nvidia. Contrairement aux ordinateurs classiques, qui utilisent des bits (unités d’information binaires valant 0 ou 1), les ordinateurs quantiques exploitent des qubits (bits quantiques), capables d’exister dans plusieurs états simultanément. Cette propriété, appelée superposition quantique, permet de traiter des calculs beaucoup plus rapidement pour des problèmes spécifiques, comme la modélisation de molécules en chimie ou l’optimisation de portefeuilles financiers. Gerald Mullally, le patron d’OQC, souligne que cette technologie, bien que futuriste, est en passe de devenir réalité.
Après des années de promesses non tenues, les géants de la technologie mondiale, comme Google, IBM ou Microsoft, misent désormais sur l’ordinateur quantique pour révolutionner divers secteurs. Selon ces entreprises, cette technologie pourrait surpasser les ordinateurs traditionnels d’ici 2030, soit dans moins de six ans. Les domaines concernés incluent les cryptomonnaies, les services financiers et la recherche pharmaceutique. Par exemple, les ordinateurs quantiques pourraient permettre de créer des médicaments plus rapidement en simulant des réactions chimiques complexes, ou d’améliorer la sécurité des transactions financières en cryptographie quantique. Cette révolution technologique est donc perçue comme un tournant majeur pour l’économie et la science.
L’ordinateur quantique d’OQC n’est pas réservé aux laboratoires : il est accessible aux entreprises via des solutions *cloud* ou des connexions en fibre optique. Cela permet aux sociétés de tester ses capacités sans investir dans du matériel coûteux. Les outils d’IA de Nvidia jouent un rôle clé en facilitant l’analyse des données complexes, comme les flux financiers ou les réactions chimiques. Gerald Mullally, PDG d’OQC, souligne que cette approche rend la technologie plus accessible et concrète. Les entreprises peuvent ainsi explorer des applications pratiques, comme l’optimisation de portefeuilles d’investissement ou la découverte de nouveaux matériaux, tout en préparant l’adoption massive de l’informatique quantique dans les années à venir.

