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Piratage Intermarché, Super U

Numerama · mis à jour il y a 3 j

La cyberattaque qui a fait chauffer les congélateurs d’Intermarché, Leclerc et Super U en a surpris plus d’un. Ces équipements sont pourtant connectés pour de bonnes raisons, et le problème vient plutôt de la manière dont ils l’ont été..

Frigos connectés : utilité

Les frigos des supermarchés comme ceux d'Intermarché, Super U ou Leclerc sont désormais connectés à Internet pour permettre une gestion à distance de leur température et de leur consommation énergétique. Cette connectivité repose sur des capteurs intégrés qui mesurent en temps réel des paramètres comme la température interne, l’humidité ou l’état des portes. Ces données sont ensuite transmises via Internet à des plateformes de supervision hébergées dans le cloud, c’est-à-dire des serveurs distants accessibles en ligne. L’objectif principal est d’optimiser la chaîne du froid, essentielle pour conserver les produits alimentaires en toute sécurité. En ajustant automatiquement la température ou en alertant en cas d’anomalie, les supermarchés réduisent les pertes de denrées et améliorent leur efficacité énergétique. Par exemple, un frigo trop froid ou mal réglé peut entraîner une surconsommation d’électricité ou une détérioration prématurée des produits, comme des yaourts ou des surgelés.

Piratage : risques majeurs

En octobre 2026, plusieurs enseignes de grande distribution en France, dont Intermarché, Super U et Leclerc, ont subi des cyberattaques ciblant leurs frigos connectés. Ces attaques ont été menées par des pirates informatiques exploitant des failles de sécurité dans les systèmes connectés. Les conséquences ont été multiples : perturbation de la chaîne du froid, avec des températures anormalement élevées ou basses dans certains frigos, entraînant des pertes de produits et des risques sanitaires. Les attaquants ont pu accéder aux données des capteurs ou prendre le contrôle à distance des appareils, comme le démontrent des cas similaires dans d’autres pays. Par exemple, en 2021, des frigos connectés en Allemagne avaient été piratés pour servir de bots dans des attaques informatiques massives, illustrant la vulnérabilité de ces systèmes.

Pourquoi connecter les frigos ?

La connexion des frigos à Internet répond à une logique économique et écologique. Les supermarchés cherchent à réduire leurs coûts énergétiques, qui représentent une part importante de leur budget. En 2025, le secteur de la grande distribution en France a dépensé environ 2,5 milliards d’euros en énergie, selon les estimations de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD). Les frigos connectés permettent de surveiller en continu leur consommation et d’ajuster leur fonctionnement, par exemple en les éteignant partiellement la nuit ou en les réfrigérant moins en période creuse. De plus, ces systèmes facilitent la maintenance prédictive : des algorithmes analysent les données pour anticiper les pannes avant qu’elles ne surviennent, évitant ainsi des arrêts coûteux. Enfin, la réglementation européenne impose des normes strictes en matière de sécurité alimentaire, que ces outils aident à respecter.

Vulnérabilités des systèmes

Les frigos connectés, comme beaucoup d’objets connectés (ou IoT pour Internet of Things), reposent sur des protocoles de communication souvent peu sécurisés. Leur conception privilégie souvent la simplicité et le coût plutôt que la robustesse face aux cybermenaces. Par exemple, certains utilisent des mots de passe par défaut non modifiés, comme admin ou 1234, ou des protocoles de communication non chiffrés, facilitant les intrusions. Les attaques peuvent provenir de malwares (logiciels malveillants) introduits via des mises à jour logicielles non vérifiées, ou de failles dans les routeurs ou les pare-feux des réseaux internes des supermarchés. Ces vulnérabilités sont d’autant plus critiques que les frigos sont souvent connectés à des réseaux partagés avec d’autres équipements, augmentant les risques de propagation des attaques.

Ce que ça pourrait changer

Pour limiter les risques, les experts recommandent plusieurs mesures. D’abord, isoler les frigos connectés sur un réseau dédié, distinct de celui utilisé pour les opérations courantes, afin de réduire les points d’entrée pour les pirates. Ensuite, appliquer des mises à jour régulières des logiciels et des *firmwares* (logiciels embarqués) pour corriger les failles de sécurité. L’utilisation de mots de passe complexes et uniques, ainsi que la désactivation des services inutiles, comme le *protocole Telnet* (un outil de connexion distant peu sécurisé), sont également conseillées. Enfin, les supermarchés peuvent s’appuyer sur des *solutions de cybersécurité spécialisées* pour surveiller en temps réel les activités suspectes sur leurs appareils connectés. En France, l’*Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI)* propose des guides pour sécuriser les infrastructures critiques, y compris les objets connectés.

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Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.