DORA : l’AMF alerte sur la dépendance des acteurs financiers à leurs prestataires informatiques
DORA : l’AMF alerte sur la dépendance des acteurs financiers à leurs prestataires informatiques Banque et finance Numérique.
Le règlement européen DORA (Digital Operational Resilience Act), entré en vigueur en 2025, impose aux acteurs financiers de l’Union européenne de renforcer leur résilience face aux risques numériques. Son but est d’assurer la continuité des services financiers en cas de cyberattaques, pannes techniques ou autres perturbations majeures. L’Autorité des Marchés Financiers (AMF), régulateur français des marchés financiers, publie un premier bilan des incidents déclarés en 2025 pour évaluer l’application de cette réglementation. Les secteurs concernés incluent les sociétés de gestion, les plateformes de financement participatif, les entreprises de marché et les prestataires de services sur crypto-actifs supervisés par l’AMF.
L’AMF alerte sur la dépendance croissante des acteurs financiers à leurs prestataires informatiques externes, une situation jugée à risque. Ces prestataires, souvent des entreprises spécialisées en technologies financières (fintech), fournissent des services critiques comme le stockage de données, les systèmes de paiement ou les infrastructures cloud. Leur défaillance pourrait paralyser des pans entiers du secteur financier. Le rapport souligne que cette dépendance expose les institutions à des vulnérabilités, notamment en cas de cyberattaques ciblant ces prestataires. Par exemple, une panne chez un fournisseur majeur pourrait entraîner des perturbations pour des centaines de clients simultanément.
En 2025, l’AMF a recensé plusieurs incidents majeurs déclarés par les acteurs financiers sous sa supervision, conformément à DORA. Ces incidents incluent des cyberattaques, des pannes techniques et des défaillances logicielles. Bien que le rapport complet ne soit pas accessible sans abonnement, l’AMF met en avant l’importance de ces déclarations pour identifier les failles récurrentes et renforcer les mesures de protection. Les données collectées permettent d’analyser les causes des incidents, leurs impacts et les correctifs mis en place. L’objectif est d’améliorer la résilience collective du secteur.
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) joue un rôle central dans la supervision de l’application de DORA en France. En tant qu’autorité de régulation, elle est chargée de veiller à ce que les acteurs financiers respectent les exigences de résilience numérique. Son rapport sur les incidents de 2025 marque une étape clé dans cette mission. L’AMF collabore avec d’autres régulateurs européens pour harmoniser les pratiques et éviter les risques systémiques. Elle peut imposer des sanctions en cas de non-respect des règles, bien que le rapport ne mentionne pas de cas spécifiques dans ce bilan.
La dépendance aux prestataires informatiques et les incidents déclarés soulèvent des enjeux majeurs pour la stabilité du secteur financier. Une résilience insuffisante pourrait entraîner des pertes financières, une perte de confiance des clients ou des perturbations des marchés. *DORA* vise à atténuer ces risques en imposant des audits réguliers, des tests de résistance et des plans de continuité d’activité. Les acteurs financiers doivent désormais intégrer ces exigences dans leur stratégie globale, ce qui implique des investissements supplémentaires en cybersécurité et en gestion des risques. Le rapport de l’AMF met en lumière l’urgence de ces adaptations.

