DORA : l’AMF alerte sur la dépendance des acteurs financiers à leurs prestataires informatiques
L’Autorité des marchés financiers (AMF) révèle, dans son premier bilan 2025 sur les incidents déclarés au titre du règlement européen DORA, une vulnérabilité structurelle des acteurs financiers français face à leurs prestataires informatiques. Cette dépendance expose le secteur à des risques systémiques, alors que la résilience numérique devient un impératif stratégique pour des institutions déjà sous haute surveillance réglementaire.
Quels acteurs financiers sont concernés par ce rapport de l’AMF sur DORA ?
Le bilan de l’AMF porte sur les sociétés de gestion, les plateformes de financement participatif, les entreprises de marché et les prestataires de services sur crypto-actifs supervisés par l’autorité, couvrant ainsi une large partie du paysage financier français sous l’égide du règlement européen.
Pourquoi l’AMF alerte-t-elle spécifiquement sur la dépendance aux prestataires informatiques ?
L’AMF souligne que cette dépendance, non encadrée par des mécanismes de résilience suffisants, pourrait amplifier la propagation de défaillances techniques ou cyber, mettant en péril la stabilité du secteur financier dans un contexte où les incidents majeurs doivent désormais être déclarés systématiquement.
Quel est le cadre réglementaire qui impose cette transparence sur les incidents ?
Le règlement européen DORA (Digital Operational Resilience Act), entré en vigueur récemment, oblige les acteurs financiers à déclarer les incidents majeurs affectant leur résilience opérationnelle numérique, afin d’évaluer les risques systémiques et d’ajuster les politiques de supervision.
Ce que ça pourrait changer
Cette prise de conscience pourrait accélérer l’adoption de mesures préventives par les acteurs financiers, comme la diversification des prestataires ou l’intégration de clauses contractuelles renforcées, tandis que l’AMF pourrait durcir ses exigences en matière de contrôle des tiers. À plus long terme, cette dynamique pourrait redéfinir les standards de la résilience numérique dans un secteur déjà sous pression réglementaire.

