Gaza : de nouvelles frappes israéliennes font cinq morts, selon les secours
Les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1303 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre..
Le 28 août 2026, des frappes aériennes israéliennes ont causé la mort de cinq personnes dans la bande de Gaza, selon les secours locaux. Trois victimes, âgées de 28 à 42 ans, appartenaient à la même famille et ont été tuées à Al-Qarara, une localité située au sud de Gaza. Deux autres personnes ont péri près de la ville de Gaza après une attaque de drone. L’armée israélienne a indiqué qu’elle examinait ces allégations sans confirmer les faits. Ces frappes surviennent malgré des appels internationaux à faire avancer un plan de paix américain pour la région. La bande de Gaza est un territoire palestinien de 365 km², sous blocus israélien depuis 2007, où vivent environ 2,3 millions d’habitants. Le conflit entre Israël et le Hamas, mouvement islamiste contrôlant Gaza, dure depuis des décennies, avec des périodes de violence intense comme celle observée depuis octobre 2025.
Ces frappes s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et le Hamas, malgré des négociations en cours pour un plan de paix proposé par les États-Unis. Le 7 août 2026, Israël avait rejeté la dernière version de ce plan, acceptée par le Hamas, qui prévoyait un désarmement du mouvement islamiste en échange d’un retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a conditionné tout retrait à un désarmement effectif du Hamas, qu’il accuse de préparer des attaques. Nikolaï Mladenov, haut représentant du Conseil de paix pour Gaza (un organe créé par l’administration Trump), a critiqué ces frappes, estimant qu’elles nuisaient au processus de paix. Il a souligné que chaque usage de la force sans menace immédiate « porte un coup au processus ». Le Hamas, classé comme organisation terroriste par plusieurs pays dont le Canada et les États-Unis, contrôle la bande de Gaza depuis 2007.
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu en octobre 2025, les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1 303 morts selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas. Côté israélien, l’armée a recensé cinq soldats tués et un civil sous contrat durant la même période. Les chiffres du ministère de la Santé de Gaza sont généralement considérés comme fiables par les Nations unies, bien que leur exactitude soit parfois contestée par Israël. Les frappes du 28 août 2026 ont également eu lieu le même jour qu’une rare opération israélienne en Cisjordanie, où un « terroriste » préparant des attentats aurait été tué selon Nétanyahou. Ces événements illustrent la fragilité de la trêve et la difficulté à avancer vers une solution durable dans un conflit marqué par des décennies de violences et de méfiance mutuelle.
Le plan de paix américain, actuellement bloqué, vise à mettre fin au conflit en liant trois éléments : le désarmement du Hamas, un retrait israélien progressif de Gaza et la levée partielle du blocus imposé depuis 2007. Le Hamas, qui exige la fin du blocus et la libération de prisonniers palestiniens, a accepté ce plan, mais Israël le rejette en l’état, exigeant des garanties tangibles sur le désarmement. Les frappes récentes, comme celles du 28 août, risquent d’aggraver les tensions et de compliquer les négociations. Le *Conseil de paix pour Gaza*, créé en 2020 sous l’impulsion de l’administration Trump, tente de faciliter le dialogue, mais son influence reste limitée face à la radicalisation des positions des deux camps. La situation humanitaire à Gaza, déjà critique avant le conflit, s’est encore dégradée, avec des infrastructures détruites et une population dépendante de l’aide internationale.

