J’ai médité tous les jours sous un arbre pendant un an, et vous devriez en faire autant
Après une période d’épuisement professionnel, Natalie Fée a compris que la nature sait ce dont on a besoin et est toujours prête à nous l’offrir, écrit-elle dans les colonnes du quotidien britannique “The Guardian”. Elle y raconte comment méditer sous le même chêne, son “sanctuaire”, lui a permis de retrouver l’apaisement et l’émerveillement..
Natalie Fée a dirigé pendant dix ans une association à but non lucratif engagée dans la lutte contre la pollution plastique. Son travail a abouti à des avancées législatives majeures au Royaume-Uni, comme l’interdiction des couverts en plastique et des boîtes en polystyrène pour les repas à emporter, ainsi que la disparition des cotons-tiges en plastique des rayons de supermarché. Ces succès, bien que significatifs, ont exigé un investissement personnel intense. En 2022, épuisée par cette expérience, elle a réduit son activité professionnelle à trois jours par semaine et cherchait à retrouver un équilibre dans sa vie. Le terme burn out désigne un état d’épuisement physique, émotionnel et mental causé par un stress prolongé, souvent lié au travail.
En 2022, Natalie Fée emménage à Clevedon, près de Bristol, et remarque un chêne situé derrière son appartement. Cet arbre, solitaire sur une colline urbanisée, devient le point de départ d’une expérience insolite : méditer sous ce même arbre, chaque jour, pendant un an. Elle commence cette pratique le jour du solstice d’hiver 2023, soit vers le 21 décembre. Le solstice d’hiver marque le jour le plus court de l’année dans l’hémisphère nord, où la nuit est la plus longue. L’objectif de cette démarche est de retrouver du calme et de se reconnecter à soi-même après des années de lutte contre la pollution plastique.
Les premiers mois de cette expérience sont difficiles pour Natalie Fée. Le climat local, marqué par des pluies fréquentes, des orages et des vents violents, rend les séances de méditation inconfortables. Pour se protéger, elle utilise un petit carré de peau de mouton comme tapis improvisé. Malgré ces conditions, elle persévère dans sa pratique quotidienne. La méditation désigne un ensemble de techniques visant à entraîner l’attention et la conscience, souvent pour atteindre un état de calme intérieur. Cette période initiale illustre les obstacles concrets que peut rencontrer une personne souhaitant intégrer une routine de méditation dans sa vie.
Le chêne choisi par Natalie Fée n’est pas situé dans un environnement isolé ou naturel préservé, mais sur une colline entourée de prairies, en milieu urbanisé. Cet arbre solitaire devient un symbole de stabilité et de constance dans sa démarche. Son choix reflète une volonté de s’ancrer dans le présent, malgré les aléas climatiques et les difficultés personnelles. L’expérience souligne l’importance d’un lieu stable pour ancrer une pratique régulière, même dans un cadre quotidien et peu exceptionnel. Le terme urbanisé désigne ici un espace marqué par la présence humaine, avec des infrastructures et des activités caractéristiques d’une ville ou d’une banlieue.
Natalie Fée partage son expérience dans les colonnes du quotidien britannique *The Guardian*, un journal reconnu pour son engagement en faveur de causes sociales et environnementales. Son récit, illustré par un dessin d’Alice Mollon pour l’édition britannique *Ikon Images*, met en lumière une approche originale de la reconnexion à soi après un épuisement professionnel. L’article original, écrit en anglais, a été traduit en français par Aliénor Marion. *The Guardian* est un média indépendant fondé en 1821, connu pour son indépendance éditoriale et son lectorat international.

