Les libéraux disent que leur vote est sous-estimé
Le PQ n’a pas encore conquis la Montérégie, plaide le chef libéral, Charles Milliard..
L’article porte sur les élections provinciales québécoises prévues en 2026, où le Parti libéral du Québec (PLQ), dirigé par Charles Milliard, conteste les résultats des sondages. Ces élections concernent l’ensemble des circonscriptions de la province, dont la Montérégie, une région située au sud de Montréal. La Montérégie compte 20 circonscriptions électorales, réparties entre l’ouest, traditionnellement plus favorable au PLQ, et l’est, où le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) dominent. Lors des dernières élections, la CAQ avait remporté toutes les circonscriptions de la région, à l’exception de La Pinière, où une candidate libérale avait été élue. Le PLQ espère donc inverser cette tendance, notamment dans l’est de la Montérégie, où les sondages actuels lui sont défavorables.
Charles Milliard, chef du PLQ, affirme que les agrégateurs de sondages comme Qc125 sous-estiment les intentions de vote en sa faveur, en particulier dans l’est de la Montérégie. Il a déclaré lors d’une conférence de presse que certains chiffres ne correspondaient pas à la réalité sur le terrain, ce qui le rend optimiste. Par exemple, il estime que le parti est en tête dans la circonscription de Montarville, un bastion péquiste selon les sondages. Le PLQ reproche aux agrégateurs de donner trop de poids aux résultats de la CAQ obtenus lors des élections de 2022, une année où ce parti avait remporté une large victoire. Cette divergence entre les données des sondages et les observations locales alimente l’espoir des libéraux de réaliser des surprises électorales.
Pour tenter de renverser la tendance, le PLQ a lancé un « rallye Montérégie », une tournée électorale à travers plusieurs circonscriptions de la région. Ces circonscriptions sont actuellement représentées par des députés de la CAQ, dont certains figures importantes comme Ian Lafrenière, vice-premier ministre sortant, et Nathalie Roy, ancienne présidente de l’Assemblée nationale. Le parti mise sur cette région pour incarner un « renouveau politique », comme l’a souligné Charles Milliard. La caravane libérale prévoit de visiter des circonscriptions comme Montarville, Saint-Jean, La Prairie et Huntington, où le vote bleu (couleur associée au PLQ) est traditionnellement plus fort dans l’ouest. Cette stratégie vise à mobiliser les électeurs et à contester la domination péquiste dans l’est de la Montérégie.
La circonscription de Montarville, créée en 2012, est un exemple des dynamiques politiques locales. Elle résulte de la fusion de parties de Chambly et de l’ancienne circonscription de Marguerite-D’Youville, autrefois représentée par l’ancien ministre libéral Pierre Moreau entre 2003 et 2007. Cette circonscription, actuellement détenue par Nathalie Roy du PQ, est un symbole des défis auxquels le PLQ doit faire face. Les libéraux estiment que leur présence historique dans certaines zones, comme l’ouest de la Montérégie, pourrait leur permettre de regagner du terrain. Leur objectif est de conquérir au moins une partie des 20 circonscriptions de la région, où la concurrence entre les trois principaux partis (PLQ, PQ, CAQ) est particulièrement serrée.

