“The Shards”, la série sulfureuse qui divise la presse américaine
La nouvelle série de Ryan Murphy, sur Disney+, nous plonge dans le Los Angeles des années 1980. Avec un casting de stars, “The Shards” met en scène un groupe de lycéens fortunés qui va voir son monde bouleversé par une série de meurtres dans la région.
La série The Shards, créée par Ryan Murphy et Bret Easton Ellis, est disponible sur Disney+ depuis le 5 août 2026. Elle plonge le spectateur dans le Los Angeles des années 1980, une période marquée par le luxe, l’excès et une culture jeune très influente. Ryan Murphy, connu pour ses séries audacieuses comme The Beauty ou Euphoria, collabore ici avec Bret Easton Ellis, auteur célèbre pour son roman American Psycho. La série suit un groupe de lycéens privilégiés dont la vie bascule avec l’arrivée d’un tueur en série dans leur environnement. L’intrigue s’inspire du roman autobiographique d’Ellis, Les Éclats, publié en 2023, qui raconte son adolescence dans un lycée élitiste de Californie.
The Shards met en scène Bret Easton Ellis lui-même, interprété par Igby Rigney, un jeune aspirant écrivain qui raconte en voix off les événements tragiques de l’année 1981. Son lycée, la Buckley School, un établissement très sélectif, devient le théâtre d’une série de meurtres inexpliqués. La série explore des thèmes comme la drogue, le sexe, la violence et les inégalités sociales, le tout dans un décor de maisons luxueuses et de voitures de sport. L’ambiance est volontairement artificielle, reflétant l’univers superficiel et privilégié des personnages. Deux acteurs issus de milieux hollywoodiens renforcent cet aspect méta : Kaia Gerber, fille du top-modèle Cindy Crawford, et Homer Gere, fils de l’acteur Richard Gere, incarnent des rôles clés dans cette fiction.
La presse américaine est divisée sur The Shards. Le Los Angeles Times salue une série soignée, mêlant mélodrame, sexe, drogues et références culturelles des années 1980, comme les restaurants Hamburger Hamlet ou les boissons Orange Julius. À l’inverse, The Hollywood Reporter critique une atmosphère étrange mais peu effrayante, estimant que les personnages manquent d’empathie et que la série manque de cohérence malgré une abondance d’idées. En revanche, le magazine britannique The Spectator encense la série, la décrivant comme un hommage aux excès des années 1980, avec des costumes impeccables, des répliques cinglantes et une bande-son emblématique. Cette divergence montre que l’appréciation dépend fortement des attentes du public.
Les années 1980 à Los Angeles ont été marquées par une vague de crimes violents, notamment des meurtres en série qui ont choqué la ville. La série s’inscrit dans ce contexte historique, rappelant des affaires réelles comme celles de tueurs comme Richard Ramirez, surnommé le *Tueur de la Nuit*, actif à cette époque. *The Shards* exploite cette période trouble pour créer une atmosphère à la fois glamour et inquiétante, où le luxe côtoie la peur. La série s’adresse particulièrement aux fans de drames adolescents sombres, comme *Élite* ou *Euphoria*, mais avec une touche rétro et une esthétique très marquée par les codes visuels et culturels des années 1980.

