États-Unis : des frais d’études toujours plus exorbitants
Les étudiants de 15 universités américaines sont confrontés à une facture salée pour l’année 2026-2027. Plus de 100 000 dollars sont exigés pour couvrir le coût de leurs études.
En 2026-2027, quinze universités américaines facturent plus de 100 000 dollars (soit 86 320 euros) par an pour un étudiant en premier cycle. Parmi ces établissements figurent des institutions prestigieuses comme l’université de New York, celle de Californie du Sud, l’université de Chicago, Fordham ou encore Duke. Selon la Princeton Review, au moins neuf autres universités pourraient rejoindre ce groupe prochainement, dont Cornell, Brown, Columbia, Vanderbilt et Georgetown. Ces montants reflètent une hausse continue des coûts d’éducation, bien supérieure à l’inflation. Par exemple, le professeur Phillip B. Levine, du Wellesley College, souligne que le coût pour fournir cette éducation augmente plus rapidement que l’inflation. Ces chiffres concernent principalement les familles à très hauts revenus, mais ils illustrent une tendance de fond préoccupante pour l’accessibilité des études supérieures aux États-Unis.
Malgré ces tarifs élevés, les universités proposent des aides financières sous forme de bourses ou de subventions, calculées en fonction des revenus des familles ou du mérite scolaire des étudiants. Par exemple, l’université de Chicago offre une bourse moyenne de 78 651 dollars pour les étudiants de premier cycle, prenant en charge les frais de scolarité des familles dont le revenu annuel est inférieur à 250 000 dollars. Cependant, ces dispositifs ne suffisent pas à rassurer toutes les familles. Selon une étude de Gallup en 2026, seul un quart des 14 000 adultes interrogés estiment que la plupart des gens peuvent accéder à une éducation de qualité et abordable. Le rédacteur en chef de la Princeton Review, Rob Franek, reconnaît que ces prix soulèvent des questions, mais insiste sur l’existence de ces aides financières.
Le coût des études devient le principal frein à l’accès à l’enseignement supérieur pour de nombreux étudiants. Une enquête de CNBC indique que les frais de scolarité représentent le principal obstacle à l’entrée pour les futurs étudiants. Dominique J. Baker, professeur à l’université du Delaware, explique que les familles se sentent prises en étau entre le financement des études, les dépenses quotidiennes comme la nourriture ou le logement, et les autres charges de la vie. Cette situation pousse certains à envisager des alternatives, comme étudier à l’étranger, où les coûts sont souvent moins élevés. En 2026, cette problématique reste un défi majeur pour l’équité éducative aux États-Unis.
La *Princeton Review* publie chaque année un classement des meilleures universités américaines, basé sur 50 critères différents. Pour l’édition 2026, les lauréats incluent l’université Bentley pour son orientation professionnelle, Bowdoin College pour ses résidences universitaires, l’université du Vermont pour son accueil des étudiants LGBTQ+, ou encore l’université du Massachusetts à Amherst pour sa restauration. Ces classements mettent en lumière des aspects variés de la vie étudiante, mais ils ne résolvent pas la question des coûts. Par exemple, l’université de New York est critiquée pour son aide financière jugée insuffisante, tandis que Vanderbilt est saluée pour le bonheur de ses étudiants. Ces distinctions reflètent la diversité des attentes des étudiants, mais aussi les disparités économiques entre les établissements.

