Burnham à Downing Street, naufrage au Guyana
Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..
Le travailliste Andy Burnham est devenu le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni le 20 juillet 2026, succédant à Keir Starmer. Il a immédiatement annoncé une restructuration de son gouvernement, qualifiée de « purge » par le quotidien The Times. Parmi les changements notables, John Healey, ancien ministre de la Défense, a été nommé à la tête du ministère des Finances, une surprise pour beaucoup. Healey, décrit comme une « figure expérimentée » par The Guardian, devra appliquer la vision économique de Burnham, axée sur une double priorité : réduire les dépenses publiques tout en relançant l’industrie britannique. Ed Miliband, jusqu’ici ministre de l’Énergie, prend la direction de la diplomatie, tandis que Shabana Mahmood, connue pour ses positions strictes sur l’immigration, reste en poste à l’Intérieur. Burnham a écarté des fidèles de Starmer comme Rachel Reeves (Finances) et David Lammy (Justice). Lors de son premier discours devant le 10 Downing Street, il a promis des réformes « les plus profondes depuis quarante ans », avec des mesures rapides pour aider les Britanniques à faire face au coût de la vie et éradiquer le sans-abrisme.
Un ferry nommé MV Barima a coulé dans la nuit du 19 au 20 juillet 2026 au nord-ouest du Guyana, causant la mort d’au moins 27 personnes et laissant 83 disparus. Seules 69 personnes ont survécu à la catastrophe. Le Premier ministre guyanien Mark Phillips a déclaré que des plongeurs militaires français, venus de Guyane française, participaient aux opérations de recherche et de secours, aux côtés d’appareils de compagnies pétrolières locales. Les équipes techniques tentent toujours de déterminer la cause exacte du naufrage, considéré comme l’une des pires tragédies maritimes du pays ces dernières années. Phillips a insisté sur l’espoir de retrouver des survivants, tout en soulignant l’ampleur de la tragédie.
Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont imposé un droit de douane supplémentaire de 50 % sur une série de produits canadiens, comme le vin, les crosses de hockey ou le ciment. Cette mesure, décidée par décret le 20 juillet 2026, s’inscrit dans ce que le quotidien The Globe and Mail qualifie d’« intensification de la guerre commerciale » entre Washington et Ottawa. Trump justifie cette décision par des désaccords commerciaux persistants, notamment sur les produits laitiers, l’alcool et l’automobile. Le Premier ministre canadien Mark Carney a réagi en affirmant que son pays était prêt à engager des discussions pour résoudre le conflit. Cette escalade tarifaire s’ajoute aux tensions économiques déjà existantes entre les deux voisins.
Le Japon a accusé la Chine d’avoir mené un exercice militaire avec tirs réels dans ses eaux territoriales, une première selon le ministère japonais de la Défense. L’incident s’est produit le 20 juillet 2026 à 180 kilomètres au sud-ouest de l’île d’Okinotori, le point le plus méridional du Japon, lors d’un entraînement conjoint entre la Chine et la Russie. Un destroyer chinois de classe Luyang III a tiré des missiles, tandis qu’une frégate russe se trouvait à proximité. Le Japon a déployé un destroyer pour surveiller la situation, alors que les relations entre Tokyo et Pékin se dégradent. Cette tension s’inscrit dans un contexte plus large : en novembre 2025, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi avait évoqué la possibilité d’une intervention militaire japonaise en cas d’attaque chinoise contre Taïwan, une île revendiquée par la Chine.
Des milliers de manifestants, principalement des étudiants, ont défilé à New Delhi le 20 juillet 2026 pour dénoncer des fraudes aux examens nationaux. Les forces de l’ordre ont réprimé la manifestation en utilisant des gaz lacrymogènes et des matraques, blessant des dizaines de personnes. Les protestataires, réunis sous la bannière du mouvement en ligne *Parti du peuple des cafards*, exigent la démission de Dharmendra Pradhan, ministre de l’Éducation, qu’ils jugent responsable d’irrégularités ayant invalidé les résultats d’un examen passé par plus de deux millions de candidats en médecine. Cette annulation avait déjà provoqué, en mai 2026, plusieurs suicides parmi les étudiants concernés. La situation illustre les tensions sociales autour du système éducatif indien.

