Bonnes nouvelles de l’ARNm, Meta devant les juges et l’IA en manque de lectures
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Deux laboratoires américains, Moderna et Merck, ont annoncé le 19 août 2026 des résultats prometteurs pour un vaccin contre le mélanome, un cancer agressif de la peau. Ce vaccin combine deux traitements existants : le Keytruda (un médicament de Merck qui stimule le système immunitaire) et l’intismeran (un vaccin à ARN messager développé par Moderna). L’ARN messager est une technologie utilisée pour la première fois à grande échelle lors de la pandémie de Covid-19. Elle consiste à fournir aux cellules des instructions génétiques pour produire une protéine spécifique, ici destinée à activer la réponse immunitaire contre les cellules cancéreuses. Les essais cliniques, menés sur plus de 1 000 patients, montrent que ce vaccin réduit significativement la récurrence du mélanome et limite sa propagation vers d’autres organes. Les résultats détaillés seront publiés fin 2026, mais l’annonce a déjà fait bondir de 177 % la valeur de l’action Moderna en 24 heures, signe de l’espoir suscité par cette avancée.
Cette bonne nouvelle intervient dans un contexte politique tendu aux États-Unis, marqué par des tensions persistantes avec l’Iran et des déclarations controversées du président Donald Trump. Elle contraste avec les difficultés rencontrées par Moderna depuis la fin de la pandémie, où son vaccin contre le Covid-19, bien que très rentable, n’a pas été reproduit pour d’autres maladies. Le mélanome, cancer difficile à traiter une fois métastasé (c’est-à-dire lorsqu’il s’étend à d’autres parties du corps), représente un enjeu majeur de santé publique. Les mélanomes avancés ont un taux de survie à cinq ans inférieur à 30 % aux États-Unis, selon les données disponibles. Cette avancée pourrait donc marquer un tournant dans la lutte contre cette maladie, même si des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer son efficacité à long terme.
Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires. L’entreprise est accusée de pratiques anticoncurrentielles et de manipulation de ses algorithmes pour favoriser ses propres services au détriment de ceux de ses concurrents. Ces poursuites s’inscrivent dans une série de procédures engagées par les autorités américaines contre les géants du numérique, accusés d’abuser de leur position dominante sur le marché. Meta pourrait être contrainte de modifier ses pratiques ou de payer des amendes colossales si elle est reconnue coupable. Cette affaire s’ajoute aux nombreuses critiques adressées aux réseaux sociaux, notamment sur leur rôle dans la diffusion de fausses informations ou leur impact sur la santé mentale des jeunes. Les juges devront trancher sur la légalité de ces pratiques, avec des conséquences potentielles pour l’ensemble du secteur technologique.
Les systèmes d’intelligence artificielle (IA) rencontrent un problème croissant : le manque de données de qualité pour s’entraîner. Les modèles d’IA modernes, comme ceux utilisés pour générer du texte ou des images, nécessitent des quantités astronomiques de données textuelles ou visuelles pour fonctionner efficacement. Or, les sources traditionnelles (livres, articles, sites web) commencent à s’épuiser, car elles ont déjà été largement exploitées par les algorithmes. Cette pénurie menace la progression de l’IA, dont les performances dépendent directement de la diversité et de la qualité des données disponibles. Certains experts évoquent même un risque de stagnation, voire de régression, si des solutions ne sont pas trouvées rapidement. Des pistes sont explorées, comme l’utilisation de données synthétiques ou l’amélioration des techniques de collecte, mais aucune solution miracle n’est encore en vue.

